Désirs du 27 février 2021
/image%2F1188082%2F20210321%2Fob_e0da35_affichepdp2021.jpg)
Désirs du 27 février 2021
/image%2F1188082%2F20210321%2Fob_8457ac_img-20210227-115402.jpg)
Avant la nuit
Sournois, profond
Légitimé par le crépuscule
Inspiré, ému
Ce désir,
Qui vient avant les fleurs jetées
Un ruban doré par terre éclaire la voie
Dans un brouillard laiteux
Je ne douterai pas, tu ne douteras pas,
La vérité se cache
En vérité je ne sais ce qu'est la vérité
Un goutte à goutte irrigue mon imagination
Je me saoule d'histoires
Mes pas piétinent un champ de violettes
Un parterre de véroniques
Je tourne autour de moi
Tu viendras trop tard
Il fera déjà noir
Sur la descente de lit
Où j'écris mes insomnies.
Jean-Pierre C.
/image%2F1188082%2F20210321%2Fob_5e5ab2_img-20210227-115411.jpg)
PAIX
Sans foule
Sans tumulte
Juste Paix
Plus de grain de folie ?
Ho si ! Explosion de rire, courir !
Avoir l’air sérieux mais tout imaginer !
Qu’il est doux d’être libre, de penser Liberté !
En cherchant l’apaisement, je fourmille toujours plus,
J’aspire, je respire, je souffre, on m’agresse…
En acceptant d’être ce que je suis, je renais.
De part les couleurs parfois rouges, parfois mauves qui traversent mes idées,
Petit à petit je me crée un monde, un cocon, un refuge de douceur
Arrondissant les angles que la vie nous impose,
Pas à pas je délie la corde qui embrume mes nuits.
Par touches d’un doux frisson un peu froid, un peu tiède,
A blanchir les noirceurs que mon esprit fabrique,
J’inspire, j’expire, je m’évade dans mes rêves,
Je m’éloigne tout sourire des regards des mauvais,
Je vole, je plane, je vous oublie
J’entends sans écouter- parfois…
Je suis partie, je me repose,
Je m’accepte comme je suis... ainsi.
Egoïsme secret, tête dans les nuages,
Et un sourire béat,
Posé pour figurer,
Juste …rien !
Juste …Aîe
Alors …chuuuuut
Paix
Nathalie D.
/image%2F1188082%2F20210321%2Fob_4517ef_img-20210227-115507.jpg)
Coquelicot
Coquelicot
Flamme rouge
Jupe au vent
Du rimmel au cœur
Je te cherche, te hume
Et tu palpites sous mon souffle
Si je t’effleure tu te froisses
Si je te caresse tu ondules de plaisir
Tu m’envoles gaiement vers ma lointaine enfance
Où je te retournais pour te chorégraphier danseuse à l’Opéra
Mais déjà tu te fripes et mon désir décroît
Tu plies ta hampe lasse, referme ta corolle
Ton feuillage se colle apeuré à ta tige
Je te sens te clore de fatigue
Je ne suis que regret
Tu m’as charmé
Quelques instants uniques
Dors mon
Coqueliclos
/image%2F1188082%2F20210321%2Fob_b6e7ef_coquelicot-claudine-1.jpg)
Claudine L.
/image%2F1188082%2F20210321%2Fob_c35caf_img-20210227-115451.jpg)
Mu
Mu
Fugace quantique
Zique
Pulsion physique
Avec et distincte
Bas du dos
Qui frise et résonne
Oreille droite et cheveu gauche.
C’est toi qui tournes en moi, qui m’embarque et m’é-meut
Tu es souffle, tu es lumière, tu es chaud, tu es froid. Je sais.
On se connait peu. Je te sais. Complexe à souhait. Et j’aime ça.
Je ne sais pas te saisir, et tant mieux ! Tu nous rouge, je te solitude.
Tu me ligne et me bouscules. Me diriges, me trembles et m’encouleurs.
Tu nous printemps, nous enracines, nous envoles et nous diffuses au vent. Quelle est ta clé ?
Tu cœur noir en moi. Je fa-mi, en toi. Nous sang nous ? Toi sang si ? Toi sans moi ? Et si... toi et moi ?
Où chercher ? Question en soi.
Feu que l’on voudrait, allumé, là !
Chaleur. Du ventre au cœur.
Elan, pulsion impulsion, battement,
Rythme, allant vers... A l’envers
Ça va de soi, ça vient de soi,
Se fait tout seul,
Comme « hors de soi ».
Te retrouver,
En équilibre,
Là, prête à...
Ne plus être,
En mouvement,
Fragile,
Vivant,
Vibrant.
Comme 3 parties d’une danse désirée...
Dirige, dirige, solitude, dirige, vent, tremble, diffuse, dirige, printemps, enracine.
Ligne, solitude, diffuse, solitude, bouscule, diffuse, vent, rouge, ligne, tremble, dirige, envole, vent, encouleur, vent, tremble, ligne.
Vent, printemps, tremble, enracine.
Séverine G.
/image%2F1188082%2F20210321%2Fob_0a04d4_img-20210227-115422.jpg)
TIGE D'OMBRE
SOIE
Onde profonde
Sangsue aile de vanité
Doux ventre au creux du vent
Si lent ce drapé de vagues luit la nuit
L'ample heure du temps s'étend dans l'étang
Ses mots traversent sans fards les bras du hasard
Méli-mélo sex-appeal de tous les plis sait la sinuosité
Pulpe nue chiffonnée dans la suave crudité des eaux d'heures
Ses cuisses de métal dense enrobent de soie sa frileuse nasse
La griffe bleue d'une langue aiguille tisse ses amarres
Sa voilure pourpre vire en indomptable chevelure
Les somptueux méandres des souffles sifflent
Les tentures brassées d'émois glissent
Son vol tige d'ombre sombre
Dans un loup blizzard
Nuées fécondes
SOIE
Marie-Sol M. S.
/image%2F1188082%2F20210321%2Fob_77dbbd_img-20210227-115502.jpg)
LE TEMPS
Le temps , le temps , le temps et rien d’autre.
Ce désir fou, impalpable, curieusement élastique,
Si, si , je vous l’assure.
Car le temps rend fou
J’en manque, je me maudis, presque je me punis
Il se traine et je baille d’ennui
Alors, il faut se débarrasser de soi et surtout de moi
Radicalement
Me soustraire aux sottes obligations que j’ai fait miennes
Arrêter urgemment les privations et gaspillages
J’ose très timidement renoncer à l’invocation de l’excuse suprême et indéboulonnable :
Je-n’ai-pas-le-temps.
Et comme le début d’une promenade de printemps, un joli matin croquant,
Je mets les bonnes chaussures, celle qui font la démarche alerte.
Faire un pas, un autre,
Laisser venir les envies, poindre la curiosité.
Oser le dépaysement,
Aborder les apprentissages,
Savourer la modestie du petit geste
Le reproduire sans impatience
Sans envie d’aller plus vite
Laisser sans tristesse les aiguilles de l’horloge dessiner les rondes de la vie
Accepter l’éphémère et fuir les gratifications
et puis ouvrir ouvrir ouvrir tellement ouvrir en grand le regard, le sourire , les bras
s’énivrer de l’espace
apprendre, faire , dire
approfondir, aboutir,
laisser passer
teinter la transparence de l’inéluctable temps,
pleurer de bonheur, s’attendrir de rien
laisser couler l’influx de vie,
la sève de l’amour pur
le grand précieux est touché
je me suis juste donné
le temps.
Michèle A.
/image%2F1188082%2F20210412%2Fob_9d030c_img-20210227-115456.jpg)
"Femmes en filigrane"
Saison 2 : 2020-2021
Le désir - Printemps des Poètes 2021
Atelier accompagné par Anne Rapp-Lutzernoff
Dates 2021
Sur inscription*
Samedi 16 janvier
Samedi 27 février
Samedi 20 mars
Samedi 27 mars
de 9h30 à 12h30
Toutes les précisions en cliquant ici
