19 mars & 2 avril 2022 : autour de l'exposition de l'artiste Max Gratto
Autour de l'exposition de l'artiste Max Gratto - Serge Goethals
Atelier d'écritures des samedi 19 mars & 2 avril 2022
Cliquez ici pour découvrir les textes
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Les ateliers d'écritures autour de l'exposition de l'artiste Max Gratto - Serge Goethals
Les samedi 29 mars & 2 avril, au Renc'Arts du CCS Tôtout'Arts,
des propositions d'écritures autour d'une œuvre étonnante et riche de l'artiste Max Gratto.
Deux séances fortes et foisonnantes pour prolonger le travail du créateur et celui de ses cinq acolytes en écritures.
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Le samedi 29 mars 2022, nous sommes partis des plus jeunes sur la photo inspiratrice.
Entre 6 ans et demi et 17 ans...
Nous avons lu leurs textes, d'autres textes, tous inspirants...
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Puis, parmi eux, entre eux, des couples se sont créés, 4 couples.
Et dans l'imaginaire de Nadine, Yvette, Flora et Pascale, ces couples ont donné naissance à des enfants, et à des petits-enfants...
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4 de ces petits-enfants ont pris chair, vie et réalité, sous les stylos des 4 participantes...
Cet atelier s'est conclu avec la rencontre de l'artiste, Max Gratto...
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Après les lectures des 4 textes de présentation des 4 petits-enfants (textes à retrouver en fin de page), Max Gratto a proposé aux participantes de conclure le prochain atelier en beauté : partager tous les textes écrits sur les deux séances lors du finissage de l'exposition.
Rendez-vous est pris pour le samedi 2 avril 2022 pour prolonger cet atelier et le conclure avec le public invité le jour J, et les participant.e.s à l'atelier guitare de Tôtout'Arts...
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Le samedi 2 avril 2022, les participantes au complet
(Mireille est venue prêter main forte au reste du groupe),
se retrouvent pour imaginer la suite de cette histoire...
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... un message sur Facebook les amène à prendre contact entre petits-enfants, à s'interroger,
à communiquer au pied levé via nos moyens de communications actuels...
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... à échanger, à se poser des questions sur cette histoire familiale commune...
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... qui semble alors cacher quelques secrets encore inavoués...
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Cette aventure d'écriture autour d'une œuvre peu commune et porteuse de créativité s'est conclue
par les lectures des participantes à l'atelier d'écriture, en présence de Max Gratto,
devant un public attentif et réceptif, au Renc'Arts de Tôtout'Arts...
et la révélation d'un secret de famille !
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Un grand grand merci aux participantes d'avoir joué le jeu des échanges sur le vif,
d'avoir étudié attentivement les dates, les personnages existants, respecté les temporalités,
et rêvé de nouveaux personnages incarnés et riches d'expériences variées...
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Un grand grand merci également à Max Gratto de m'avoir proposé de prolonger sa création par des ateliers d'écritures,
et de m'avoir fournit toutes les informations nécessaires pour bâtir ces deux ateliers.
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Merci à lui pour cette belle proposition de lectures lors d'un finissage festif
(avec d'autres lectures aussi : Yves Bonnefoy par Christiane Olivier, Christophe Tarkos par Serge Goethals,
Anne Rapp-Lutzernoff par elle-même ! et une fin de soirée musicale, festive et enthousiaste).
Enfin un merci appuyé à Monique Arnaud, qui a fait lien entre l'artiste et l'atelier,
et a accompagné l'organisation de cette exposition, de l'accrochage au vernissage, jusqu'au finissage...
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Maintenant et après
Je me nomme Éléonore Chapuis. Je suis née le 31 août 1987 dans le Vercors. Je suis issue d’une famille d’artistes. En effet, ma mère est photographe et mon père écrivain.
Nous n’avons pas quitté le Vercors depuis que mon grand père Ernest et ma grand-mère Rose étaient résistants pendant la guerre auprès de Jean Moulin. Rose était aussi une grande artiste originale dans son domaine car elle a inventé les bonbons qui soignent les maladies J’ai aujourd’hui 35 ans et je suis pacsée sans enfant. J’aime le Vercors, ses prairies vertes, ses ruisseaux chantants et ses paysages envoûtants. Tout ici, est source d’inspiration.
J’ai hérité de la fibre artistique de mes parents et exerce avec passion le Land-art, moyen pour moi d’exprimer et d’extérioriser mes émotions mais aussi de les partager.
À travers mes créations, j’essaye de faire jaillir l’âme, l’histoire du Vercors et de cette manière je me connecte à la nature et à ces paysages qu’Ernest et Rose aimaient tant de leur vivant.
Il paraît que je tiens beaucoup de Rose. J’ai les yeux verts et rieurs, les cheveux bruns frisés et les lèvres pulpeuses. Son portrait craché.
Mes grands-parents m’ont transmis leur amour pour la nature mais aussi pour les êtres vivants. C’est pour cette raison que mon art fait corps et entre en osmose avec la nature. Quand je crie, je me métamorphose en être vivant passé, présent, futur, d’où l’intemporalité de mes créations.
Ainsi je mets en valeur la magnificence de ces paysages qui me transcendent jusqu’au plus profond de mon être.
Pascale Gravezat
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Éric Ducloux
Je m’appelle Éric Ducloux, j’ai 32 ans.
Je suis grand, j’ai des yeux clairs, des cheveux châtains, je suis plutôt
costaud, sportif, athlétique même, je ne marche pas, je vole !!
J’habite une vieille maison de campagne. Chez nous ça sent bon le feu
de bois. Avec ma petite femme on a plein d’amis, les soirées sont
chaleureuses, réchauffées par la dégustation de bons vins (comme
aimait mon papy Jeannot !), on raconte des histoires d’hier et
d’aujourd’hui.
Je suis, paraît-il, un fameux blagueur, comme on dit en Provence !
L’autre jour mon grand tonton Ernest, que je n’avais pas vu depuis
longtemps, est passé à la maison, et entre deux libations il a
entonné : « Petit tu m’as fais bien plaisir, tu m’as rappelé ton grand-père.
» (Michel Sardou -”Le fauteuil”)
Moi, pour ce qui est de la famille, je suis intraitable, de l’honneur,
toujours de l’honneur, encore de l’honneur ! Et l’accent, l’accent je l’ai
attrapé en naissant du côté de Marseille, et j’ai beau être remonté sur
la terre de mes aïeux, l’accent je l’ai gardé, et le verbe un peu haut
aussi !
Pendant la guerre mes grands parents sont descendus dans le sud et y
sont restés. Mes parents y sont nés et moi aussi, mais pour trouver du
travail je suis remonté dans le pays de mes origines, parce que
Marseille c’est bien beau et en plus y’a la mer, mais moi je ne suis pas
pêcheur .
Ce retour aux sources m’a permis de renouer des contacts avec des
cousins un peu perdus de vue.
Comme mon grand père je travaille dans la charcuterie, mais j’ai
gardé une grande passion pour l’aviation “mon vieux rêve”, et
je le pratique en amateur …Ah le ciel !!!
Nadine Raynaud
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Émilie Hondarague
Je suis Émilie Hondarague, née à Rennes le 25 avril 1980.
Mon grand-père Émile Hondarague, né en 1920 à Auxerre est parti à 20 ans à la guerre. À son retour, il a épousé Denise Dupré dont il est tombé amoureux lors du mariage de son cousin Deschamps en 1937.
Ma grand-mère est née en 1922 et elle aussi est partie comme infirmière pendant la guerre. Après les noces en juin 1945, ils se sont établis à Bordeaux. Ils ont eu trois enfants, dont mon père Joseph qui est né en 1947.
Ma mère Rosine XXXXX? ,née en 1952 à Quimper, est allée en vacances dans les Landes où elle a rencontré mon père. Ils se
sont mariés en 1975 en Bretagne, où je suis née.
Je suis grande, châtain aux yeux bleus, et depuis toujours j’aime la musique et la danse. J’ai eu la chance de faire des études au conservatoire où j’ai appris la harpe. Et maintenant je suis harpiste. J’aime ce que je fais. Célibataire, ma vie m’amène à
beaucoup voyager et je peux rencontrer beaucoup d’artistes avec qui partager ma passion.
Mes parents vivent maintenant près de la mer à Quiberon. J’aime aller passer des moments dans ce lieu, marcher sur la plage, écouter le bruit des vagues, respirer l’iode.
La harpe celtique va très bien dans ce cadre et je me régale.
Yvette Chamaret
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Léonie De Condé
Je m’appelle Léonie De Condé. Je suis née le 17 septembre 1964 dans une famille aristocratique de la capitale. J’ai 58 ans et toutes mes dents ! Vous ne me croyez pas, faites-moi sourire et vous verrez !
Comment ? Une petite blague coquine sur mes formes généreuses peut être un bon début… J’ai les mœurs légères et le pas décidé. Dans les assemblées, je suis tout à fait capable de provoquer tornades et tempêtes. En parlant de tempête, voyez-vous cette pagaille sur ma tête ? Sous cette longue chevelure rousse, se cache une jolie petite frimousse au teint pâle et aux traits fins.
Derrière mes yeux verts, qui ne ressemblent à personne m’a-t-on souvent répété, se cache un secret longuement gardé. Il m’est aujourd’hui révélé par la missive que je viens de recevoir d’une certaine Denise Dupré. Elle prétend avoir été une bonne amie de ma grand-mère : Flora Deschamps. Là, je déchante !
Mon grand-père, Ernest Pichon, mécanicien, mort au front, a perdu la vie quelques semaines avant la naissance de sa fille. Sa femme, Flora, ma grand-mère, rencontrée lors d’un mariage, est morte en couche en donnant naissance à… Ma mère ! Denise a alors récupéré l’enfant de sa bonne amie et lui donna son nom avant de la déposer dans un orphelinat de la capitale.
Tout s’éclaire dans mes yeux verts… De Condé est mon nom de femme mariée. Celui avec lequel je suis née est Dupré. Moi qui le pensais hérité de ma mère, il m’a en fait était prêté ! Je sais désormais que ma mère, a été conçue avec amour et volupté. Aujourd’hui, je poursuis mon chemin, accompagnée de la mémoire de mes grands-parents, Ernest Pichon et Flora Deschamps. Là, je m’enchante !
Flora Condé

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