Silence ... on écrit ...

 

Dire ce que je ne connais pas

me taire.

Entrer dans le silence

 

 

Mais le bruit est là

Dans mon corps

des battements

un souffle

Dans ma tête

des pourquoi

des comment

Dans mon humanité

un si grand amour

une énorme colère

!!!!!!!!!!!!!!Le silence-----------------n’existe...................pas///////////////

 

 

Lâcher

S’éloigner

 

S’envoler

 

 

Faire silence

 

 

 

Rien

 

 

 

 

Juste une palpitation

Conscience du silence

Je

 

 

Je

dans le silence

 

 

 

 

L’esprit se dilate jusqu’au tréfonds de l’Univers Il n’a pas de limite Rien ne le retient

Je dans l’immensité

Vivante Existante Aimante

Bonté Fraternité Partage

Le silence est un sourire

 

Helen R.

 

Silence

 

- La parole est d'argent et le silence est d'or, je pourrais m'arrêter là et mon texte serait fini, tout serait dit, arguant que cette échelle de valeur entre la parole et le silence met en ordre l'univers qu'il n'y a pas à y revenir que chacun chez soi et les vaches seront bien gardées et que, voilà, charité comme l'univers bien ordonnée commence par soi-même

et donc et donc et donc, je me tais.

Rassurez-vous, je n'en ferai rien, tant il est vrai que je viens ici justement pour la parole donnée, qu'il faut la prendre quand bien même elle nous échappe.

 

Il est tout de même paradoxal de parler du silence en faisant du bruit: ces mots que je dirai tout à l'heure.

Tout aussi bien je pourrais ne pas les dire ces mots, juste vous les faire lire, ce serait plus logique.

Mais je n'ai jamais vu de logique dans le silence, résonnance élégance sentence abandon

altruisme renoncement le remplissent.

Parler du silence n'est-ce pas approcher Dieu, on ne le voit pas on ne l'entend pas et de cela naît la vie qui est voix qui est bruit, écouter Dieu c'est écouter le silence.

Le fameux "Silence on tourne!" fait naître les voix des acteurs et il est impératif ce "Silence on tourne!"!

Á couper des têtes! Ce silence fait tourner les têtes de l'équipe de tournage, dans la création, le silence est vertige.

Le silence, ce matin, ici même, est unanime et confiant, ce silence est confiance, il est adhésion aussi, il nous dit intimement, faisons les mêmes gestes les mêmes grattements de papier, il n'y a nul écho de nos voix ce matin leur mémoire en nous en est rendue muette, nous entendons juste l'odeur des croissants et des pains au chocolat, disposés sur la desserte derrière nous, qui s'adresse sans parler à notre gourmandise notre appétit.

L'odorat est très bavard dans le silence.

L'odeur de la peur dans le silence des enfants que l'on brutalise, celui des enfants battus des enfants niés reniés, des enfants ballotés guerroyés est un cri tonitruant, le silence est souffrance.

Et finalement on a peur du silence, celui des nécropoles des cimetières des mouvements arrêtés figés des jeunesses avortées parce que ces silences sont plein de cris connus attendus et retenus.

- De même que la matière n'est pas continue le bruit ne l'est pas non plus, et il ne prend valeur que par la ponctuation des silences comme dans une partition musicale.

Je parlais tout à l'heure de têtes coupées, je voulais juste signifier: couper la tête à ces pics de bruit que sont les cris les explosions ou les chuchotements pour retrouver ce bruit de fond latent qui est en nous qui est nous, ce bruit de fond de notre être que nous compressons que nous écrasons à longueur de vie et que ce matin dans une mise en apnée vertigineuse il a bien fallu faire ressurgir faire parler faire respirer entre quelques virgules quelques points, ces silences abyssaux, questionnements sans réponse ou sans merci.

 

Jean-pierre C.

 

 

Sur le silence

 

Combien de fois avons-nous entendu : « Et maintenant nous allons respecter une minute de silence »

Le silence n’est jamais total.

Le silence n’est pas silencieux.

Le silence n’est jamais totalement silencieux, ou alors ça ne dure pas.

Tout ce qui vit et respire n’est pas silencieux.

Même seul dans une pièce fermée , sans aucune musique, nous entendons celles de notre corps : les battements cardiaques, le flux sanguin, la respiration, le souffle qui va et vient, les acouphènes…

Même si nous nous bouchons les oreilles pour comprendre ce qu’entendent les personnes sourdes, nous entendons notre cœur qui cogne à l’intérieur.

Tout ce qui vit et respire n’est pas silencieux. Le vivant n’est pas silencieux. Ne parle-t-on pas d’ailleurs parfois d’un silence de mort. Mais, même dans les cimetières, au milieu des tombes, le silence est oppressant, donc tangible, tangible, donc vivant. Le silence de mort n’existe donc pas non plus.

Peut-être reste-t-il un endroit vraiment silencieux : le monde aquatique, le silence de la mer, le monde du silence du commandant Cousteau. Mais, même si nous sommes muets d’admiration devant tel ou tel de ses films, nous passerons ses conclusions sous silence.

Le silence n’existe pas.

Atelier surprenant et inattendu, offrant un voyage calme et reposant dans le monde du silence.

Silence de chacun, de chacune.

Silence oppressant, assourdissant ou poétique

Silence campagnard, montagnard ou aquatique

Silence de souffle retenu

Silence d’énergie suspendue.

Silences différents, riches en émotions et sensations nouvelles.

Silence dans lequel on se retrouve…ou pas.

 

Dominique D.

 

 

Du silence

 

Le silence est saisissant comme si quelqu’un était venu le souligner à l’encre rouge.

Atelier du silence à la Barbière

Le silence est impose.

Mais c’est vrai que l’on dirait que les voitures, les bruits d’immeuble ont cessé pour répondre à la demande de Anne.

Centre social de la Barbière :

Merci de ne pas se servir

Veuillez remettre les chaises Un inconnu est passe cette nuit coller ses ordres en silence

Je préfère la nature et sa simplicité. Le silence n’est jamais total mais il est la simplement.

Promenade a Bonneval sur Arc.

La neige tombe doucement flocon par flocon sans bruit.

Même pas une petite sourie qui sort le bout de son nez.

Toutes les fenêtres sont fermées.

Pas de fumée a la sortie des cheminées.

Le brouillard accentue le mystère du moment.

On a envie d’ouvrir une porte mais je préfère profiter de ce silence, de cette blancheur, de ce filtre d’images

Le bruit de mes pas dans la neige. Doucement je traverse le village.

Pas âme qui vive.

C’est le village dans le silence.

Françoise a choisi une photo d’une méduse bleutée dans une lagune.

Cet été j’ai vu des lagunas immenses.

Tôt le matin nous étions là.

Personne ne parlait, je m’isolais pour apprécier la beauté

Vertes bleues rouges suivant le moment.

Des flamands roses, rien ne les dérange.

Si la légende ne m’indiquait une méduse je penserai à un cerf-volant dans le ciel.

Peut-être un champignon hallucinogène volant. Sans bruit

Le ciel et la mer se confondent dans les mêmes couleurs.

Pas de vagues, calme le cerf-volant vole doucement vers la petite île.

La méduse flotte doucement, sa queue ressemble à une fleur d’iris

Méduse, cerf-volant, champignon ?

Deux paysages, deux tableaux qui représentent le silence

L’atelier est fini, me prend une quinte de toux.

 

Cela m’a fait penser à une philo magazine su le silence

Hopper peintre du silence, il était sourd.

Un peu oppresse par ce silence.

Il n’y a personne dans cet immeuble ?

On a coupé le son.

Louxor de Katherine, je coupe le son je remets le son

Serres les uns contre les autres

Les tous est blanc clair et nets

J’ai envie d’écrire sur le tableau blanc/

Vivez criez !

 

Pellier C.

 

 

 

Silence ...

 

Ce serait un petit silence ouaté que rien ne viendrait déranger. Rien de palpable. Que de l’insondable diablement saupoudré. Du fil de soie. De la dentelle de grand-mère apprêtée pour la fête des oreilles. Pas même un frôlement. Que des chuchotis susurrant dans le vacarme de l’infiniment secret. Un de ces silences qu’on voudrait tout à soi. Vibratile, tactile, calfeutré. Plonger dans l’infiniment paisible. Se laisser couler dans l’évanescence de la transparence. Préférer la couleur immaculée au glissement de la feuille qui flétrit puis tombe. Se laisser respirer dans l’espace abyssal. Espacer ses regards d’un clignement de paupière. Flotter dans l’abîme. S’abîmer dans la légèreté liquide. Revisiter l’infini et ne pas craindre le vide.

Cela pourrait durer jusqu’à la fin du jour, la fin de la vie, la fin des temps.

 

Françoise C.

 

 

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