Aïe! Coups?!

HAIKUs

 

"Une petite souris

Ne se mange pas rapidement

En buvant du vin."

Aïe! Coups?!
Haïku, coucou

 

Prendre - chacun dans sa bulle

Donner - même quand la bulle est la même

Cela me manque - l'un veut en sortir l'autre veut la conforter

En regardant vers l'horizon

Nul n'imagine les précipices

Que l'on frôle et dans lesquels se débattent les autres

Á cloche-pied repeindre une salle de bains

Avec un pinceau minuscule

En espérant que la voisine viendra y prendre sa douche

Une pancarte un carton mâchuré de noir

Vis à vie

Relevée dans le froid glacial

Vie talité

A besoin d'un désespéré qui espère encore pour la soutenir

Vie tupère

Rien ne se perd rien ne se crée tout se récupère

Univers fantasmé coloré imprévu

Surprenant caché

De la merde pour bouffer

Entasser de la merde comme seul espoir

Intime et dévoilé en déchets

Çà c'est pas çà

Impossible

Je voudrais que çà soit autre chose

Je ne suis pas

je voudrais du courage pour aller au bout de la vérité

Pas possible ?!

Á l'abri de la pluie qui pianote sur les carreaux

Le paraplégique, du parapluie, gicle

Pas moyen de se reposer tranquillement

les enfants jouent

Pas moyen de mourir paisiblement

La télé tue-tête

Harmonica, l'harmonie est un cas, musique bizarre

Musique bigarrée

Un drôle d'assemblage, cohérent.

 

Ne vous inquiétez nullement

La tête saigne toujours beaucoup

Elle est si pleine de tout

De la féminité de l'espoir de la joie

Du souvenir du désir

Du passé du plaisir de l'avenir

L'essentiel est de chercher

Surtout si on ne sait pas ce que l'on cherche

Car celui qui cherche n'est pas perdu

Si tu ne sais pas ce que tu veux dire

Tais-toi ne mens pas

C'est la seule vérité.

 

Jean-Pierre C.

 

"Un chanteur has been

Valse ardemment

En dévisageant la lune."

Aïe! Coups?!
Mon petit matin gris

 

Mon petit matin gris
qui ne voulait pas dormir
s’est mis soudain à frémir

J’aurais ainsi connu
celle par qui tout arrive
et dont je suis l’élu.

Au-delà du désespoir
pousser la porte vers le présent.

Regarde les corbeaux voler.

L’offrande de mes mots
restera sans réponse.

Et ma main dans la tienne
je regarde l’horizon qui rosit.

L’homme ne pleure plus.

Tu ramasses des trésors.

Dans le ventre
régurgite ma haine.

Je t’offrirai mes yeux pour voir
et mes mains ridées
se moquent de mes envies.

Une bouche énorme m’a englouti.

Tu as soulevé le voile
de mes émotions
et mon corps se tord de douleur.

Un chant d’amour à ta beauté.


Roland G.

 

"Un bel homme

Roule à toute vitesse

En prenant garde de ne pas tomber."

 

"Un bel homme

Roule à toute vitesse

En prenant garde de ne pas tomber."

 

"Un grand petit enfant intimidé

Danse médiocrement

En emportant tout ce qu’il trouve sur son passage."

 

"Un beau monde

Éternue bruyamment

En changeant de couleur."

 

"Une impression bizarre

Regarde sous la table

En brillant de manière ostentatoire."

Mon petit matin gris

 

Mon petit matin gris
qui ne voulait pas dormir
s’est mis soudain à frémir

J’aurais ainsi connu
celle par qui tout arrive
et dont je suis l’élu.

Au-delà du désespoir
pousser la porte vers le présent.

Regarde les corbeaux voler.

L’offrande de mes mots
restera sans réponse.

Et ma main dans la tienne
je regarde l’horizon qui rosit.

L’homme ne pleure plus.

Tu ramasses des trésors.

Dans le ventre
régurgite ma haine.

Je t’offrirai mes yeux pour voir
et mes mains ridées
se moquent de mes envies.

Une bouche énorme m’a englouti.

Tu as soulevé le voile
de mes émotions
et mon corps se tord de douleur.

Un chant d’amour à ta beauté.


Roland G.

Aïe! Coups?!
Pourquoi ?

 

Pourquoi t’es tu tourné vers le mal ?

Imagines tous les hommes se tendre la main.

 

Alors que nous sommes issus du même ventre,

Un câlin vaut mieux.

 

La tête ensanglantée sur le sol, tu me réveilles.

Le vieil homme regardait petit à petit,

la vie des insectes, des dangers de la voiture.

 

Le maître accueille avec tendresse, donnons l’espoir à la jeunesse.

L’enfant penaud est nécessaire à tous, ne les exterminons pas.

 

L’harmonie me fit réaliser, mais je ne sors pas du lit.

De force pour travailler, l’harmonie se tisse petit à petit.

 

Passer les cadeaux de Noël pour qu’elle puisse changer en un monde meilleur.

En vérité, assis dans la neige fondue, être en retard pour l’école.

 

Pour travailler dans l’humanitaire, avec douceur, je pose mes doigts sur tes courbes.

Je n’ose décrocher le téléphone, pour faire vibrer tes cordes.

La terrible nouvelle d’un accident, si on se donne la peine.

 

La vision d’enfants aux membres décharnés,

pour qu’elle puisse changer le monde en un monde meilleur.

 

Tu es ma déesse qui me fait sortir du lit si douillet le matin, oh, sensuelle guitare.

 

Gilbert B.

 

"Un grand petit enfant intimidé

Danse médiocrement

En emportant tout ce qu’il trouve sur son passage."

Aïe! Coups?!
HAIKU

 

Je savais que cela arriverait un jour

Le téléphone sonne

Un cri strident

 

Je lève les yeux vers le ciel

Est-ce que je rêve

Tomber d’une falaise

 

Une grille qui nous sépare

Je t’aime et tu me détestes

Un rêve qui se brise, vous m’avez enterré vivant

 

Une image

Pas envie de décrocher

Faire le mort

 

Et si ces gouttes d’eau

Pouvaient se transformer en pièces d’or

Une flamme qui nous illumine

 

Puis soudain un mot doux

Où est-ce moi qui rêve

Des gens comme toi n’existent que dans les histoires

 

Peau à peau qui rassure

Je me remets debout

Franchir un mur infranchissable

 

Imaginer l’impossible

L’insouciance de l’enfance

Une étincelle

 

Petite musique douce

Un long fleuve tranquille

L’odeur fraîche des sapins verts

 

Sentiment de plénitude

Et pourtant tu sembles bien réelle

Ne m’abandonne pas.

 

Marc O.

 

"Un beau monde

Éternue bruyamment

En changeant de couleur."

Aïe! Coups?!

"Une impression bizarre

Regarde sous la table

En brillant de manière ostentatoire."

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