INSURRECTIONs

INSURRECTIONs

 

"L’insurrection c’est une plume

Qui bouscule nos habitudes."

"L’insurrection c’est une plume

Qui bouscule nos habitudes."

"L’insurrection c’est une plume

Qui bouscule nos habitudes."

"L’insurrection c’est une plume

Qui bouscule nos habitudes."

INSURRECTIONs

L’éclat de nos rires

 

L’éclat de nos rires, démesure du choc

Impromptu avant l’heure

Entre deux rêves

Dans ce mouvement des bruits

Ta sublime irréalité.

Derrière les barreaux

Avec toi ,le monde s’éveille

Magie de l’air au bout du fil tout bascule

Inoubliables entremêlées

La légèreté de l’insouciance a tous ses droits.

Du silence

Violence d’une vision d’horreur

Un ciel laiteux de sangs mêlés

Fulgure la chaleur de nos cœurs

Bras tendus dans ton suaire blanc .

Secondes suspendues

Des yeux silencieux

Douceur de l’étreinte germe la vie

Imperturbablement fixe

Il regarde passer les immondices : pluie, terre,

Des mains serrées aux pas pressés

Se dresse, ma ta , sa notre vérité

Image

Inséparable dans les entrailles

Empreinte d’éternité du câlin non feint

M’enveloppe de sa pâleur de velours laineux.

 

Christelle VdB.

 

"L’insurrection c’est un changement profond

Qui percute le tambour."

 

INSURRECTIONs
Sans Titre

 

Alors commença la grande guerre des statues.

Elles s’étaient dressées magnifiques de colère
décolorées par des siècles de malheur.
Elles découvraient leurs mains abîmées par tant de labeur.
Ces mains qui désormais ne se contenteraient plus de plier
mais qui épouseraient la forme du poing vengeur.

Alors commença la grande guerre des pauvres.

Elle résonnerait pour longtemps
Elle serait la référence, l’étalon
et les fils découvriraient leurs pères.

Alors commença la grande guerre des fils

En l’honneur du Dieu qui donna
le sien et qui ressuscita.
Et les fils combattirent à leur tour
et la terre était rouge de leur sang.

Alors commença la grande guerre du sang

Et celui-ci coula
nourrit par les torrents du ciel
et la violence de ce flot
rougit à jamais la terre des fils.

Alors commença la grande guerre tout court

Et ce ne fut que cris, larmes, déchirements
et l’esprit humain ne tarit pas
d’innovation pour détruire son prochain.

Alors commença la grande guerre de la terre.
Et le pain se fit rare.
Ce fut le temps de la grande démission.
On ferma les portes qui restaient.
On monta des murs
On s’épia.

Alors commença la grande guerre de la faim.

Les langues furent oubliées.
L’amour fut supplicié
et les fils des fils pratiquèrent la masturbation
à l’infini.

Alors commença la grande guerre de l’extinction

Les rares feux qui brillaient encore
s’éteignirent.
Les signes devinrent épidermiques
puis disparurent.

Que reste-t-il au bout de la misère ?

 

Roland G.

 

"L’insurrection c’est la folie débridée

Qui se gratte les orteils en chantant l’Internationale."

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L’insurrection c’est un beau pied de nez qui ...

 

L’insurrection c’est un beau pied de nez qui ouvre des portes aux idées nouvelles

Monsieur le Président je vous envoie cette carte du bout du monde.

N’envoyez plus les armées pour protéger les puits de pétrole.

Non,des containers de livres,de stylos.

Des instituteurs avec comme arme la découverte de livres du monde.

Regardez cette carte Qui porte le globe à bout de bras, les enfants.

Un autre la haut un petit Finlandais qui attrape les mots d’Afrique.

 

L’insurrection c’est un beau pied de nez qui ouvre des portes aux idées nouvelles

Jaunes rouges nous avons changé d’endroit.

Ou nous nous ? Pourquoi pas à Lyon.

Un papa raconte une histoire à son fils.

Quel est le plus beau cadeau de Noël ?

Un papa et une maman qui t’aiment

L’insurrection c’est un beau pied de nez qui ouvre des portes aux idées nouvelles

N e mettez pas un masque.

Regardez comme cet enfant la vie qui défile devant vous.

Derrière la porte c’est avant.Maintenant,il faut partager.

Ouvrez les yeux, partageons

 

L’insurrection c’est un beau pied de nez qui ouvre des portes aux idées nouvelles

Encore une porte.

Mais là, une très belle femme avec un immense sourire qui nous invite à découvrir son univers.

Est-ce à Alger, Belleville ;

Qu’importe venez découvrir ma façon de vivre.

L’insurrection c’est un beau pied de nez qui ouvre des portes aux idées nouvelles

Venez dans ma tante. Nous sommes au Maroc dans la Vallée des roses.

Mourad nous recopie pour la cérémonie du thé.

Ses deux fils, l’un a une casquette donnée par un touriste.

Le modernisme est arrivé : une montre au poignet.

Avant on vivait avec le soleil

 

L’insurrection c’est un beau pied de nez qui ouvre des portes aux idées nouvelles

Ou sommes-nous ? A Bombay, New York, Paris.

Deux moines bouddhistes avec un sourire large comme le monde.

Un clin d’œil, maintenant c’est eux qui nous prennent en photo

Un taxi jaune passe devant nous, c’est le moment de partir.

L’insurrection c’est un beau pied de nez qui ouvre des portes aux idées nouvelles

En Grèce, Arménie les temples de l’antiquité.

Des nuages dans le ciel, la terre tourne.

Voir le monde la tête à l’envers.

Dessous les blocs de pierre de l’autre cote du globe, un autre jeune fait-la même

Danse sur les dalles du Trocadéro.

Voyageons pour découvrir les autres. Apprenons à vivre avec peu.

L’insurrection c’est un beau pied de nez qui ouvre des portes aux idées nouvelles

De retour à Avignon.

Manif pour le retrait du CPE hier. Maintenant on nous annonce le contrat unique.

Nous allons au bout du monde.Le CAC 40 augmente.

Des milliardaires russes achètent des villas à Evian.

Les usines ferment ; les agriculteurs jettent les surplus

Nos belles rafales font des raids.

 

L’insurrection c’est un beau pied de nez qui ouvre des portes aux idées nouvelles

Voyages

Une carte postale noir et blanc c’est mieux qu’un mail envoyé ait plusieurs personnes.

Demain, je recevrai une carte d’un ami voyageur

Tibet, Afghanistan. Maroc.

Ainsi avec quelques mots, diverses cartes une ouverture sur le monde.

Parmi toutes celles reçues une très belle photo en noir et blanc

Des enfants qui soulèvent la Terre à bout de bras

Et la haut un autre enfant qui tend la main pour recevoir

L’insurrection c’est un beau pied de nez qui ouvre des portes aux idées nouvelles

 

Christian P.

 

"L’insurrection c’est toi, c’est moi, c’est nous

Qui valsons sur le bourgeois."

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L’insurrection, c’est une petite goutte de joie pure qui ...

 

L’insurrection, c’est une petite goutte de joie pure qui éblouit nos heures malheureuses.

C’est notre jeunesse qui sommeille au fond de notre cœur et qu’on va laisser éclater au grand jour,

car le temps n’a pas de prise sur elle. L’espoir ainsi retrouvé,

nous refuserons de subir ce qu’on nous présente comme inévitable,

dans l’air du temps, de mal nécessaire du progrès.

Comme au temps de notre adolescence, un sentiment de révolte s’empare de nous.

 

L’insurrection, c’est une petite goutte de joie pure qui éblouit nos heures malheureuses.

C’est le moment où je me rends compte que le monde de demain m’appartient.

Je commence à m’éloigner du chemin tracé par mes parents.

Ne tombant que sur des impasses au début, je me perds.

Puis je finis par me hisser sur un mur immense d’où je découvre le monde autrement.

 

L’insurrection, c’est une petite goutte de joie pure qui éblouit nos heures malheureuses.

C’est une rencontre inattendue, inhabituelle.

Deux mondes, qui n’auraient jamais dû se rencontrer se croisent.

Chacun ignore tout de l’autre et pourtant chacun pense tout savoir sur lui.

C’est alors qu’il va se passer quelque chose.

Chacun va découvrir que l’autre est différent de l’image qu’il s’en est fait.

 

L’insurrection, c’est une petite goutte de joie pure qui éblouit nos heures malheureuses.

C’est un jeu d’enfant. Je ferme les yeux et dis aux autres

« Je suis caché. Venez me chercher !»

De ma cachette, je les entends parler entre eux. « Mais où peut-il bien être ? » Je jubile.

Je laisse durer ce moment de plaisir le plus longtemps possible, parce que je suis bien caché.

Ils ne me trouveront jamais. Pour les aider,

je leur dis « froid » quand je les entends s’éloigner,

« chaud » quand je les sens se rapprocher. Mais ils s’éloignent de nouveau.

Je craque. J’ouvre les yeux.

« Je suis là ».

 

L’insurrection, c’est une petite goutte de joie pure qui éblouit nos heures malheureuses.

C’est une porte qu’on croyait à jamais fermé qui s’ouvre enfin. La porte de cet immeuble,

d’où jamais auparavant je n’ai vu ni entrer ni sortir personne.

Porte délabrée, usée par le temps, tagué, placardé. Qui peut bien se cacher derrière ?

J’image un vieux concierge bourru à moustache,

visage fermé, regard noir, la méfiance incarné.

Tout pour faire fuir celui qui s’approcherait d’un peu trop près.

La porte s’ouvre enfin et… quelle surprise !

Ce n’est pas lui que je vois apparaître, mais tout son contraire :

un visage souriant, ouvert, qui invite à la rencontre.

 

L’insurrection, c’est une petite goutte de joie pure qui éblouit nos heures malheureuses.

C’est cette joie mêlée à l’excitation que nous ressentons au moment de prendre la mer.

L’excitation qui répond au doute qui nous habite,

car nous ne savons jamais où le vent nous mènera.

L’envie de partir qui l’emporte sur la raison qui nous dit de ne pas partir.

Trop d’incertitudes.

Le temps va-t-il tenir, le bateau est-il assez solide, et moi, suis-je assez costaud ?

 

L’insurrection, c’est une petite goutte de joie pure qui éblouit nos heures malheureuses,

au moment de découvrir deux moines bouddhistes en plein cœur d’Avignon.

Comment ont-ils atterri ici ? Que viennent-ils faire au Festival ? Et soudain un doute.

A regarder de plus près, n’est-ce pas moi qu’ils sont en train de filmer ?

Et en plus, ils sont pliés de rire. Que se passe-t-il ?

Pourquoi me regardent-ils avec autant d’insistance ? Qu’est-ce que j’ai ?

Ce n’est pourtant pas moi l’oiseau rare ici.

Pris de panique, je m’enfouis dans un magasin à la recherche d’un miroir.

 

L’insurrection, c’est une petite goutte de joie pure qui éblouit nos heures malheureuses.

Découvrir cette joie en regardant le monde à l’envers.

Changer de perspective, donne de nouvelles perspectives.

Cela permet d’apercevoir ce qui jusque-là était au delà de notre champ visuel.

Ce n’est pas le monde qui ne tourne pas rond, c’est nous.

Changer de sens pour changer nos vies.

Commencer par soi-même, puis les autres suivront, puis le monde suivra.

 

C’est une longue histoire, notre histoire.

Elle est remplie de moments de doute, de malheur,

de déceptions, mais aussi de découvertes, de rencontres, de cadeaux.

C’est en nous appuyant sur ces moments-là

que nous puiserons l’envie de changer les choses, de nous insurger.

Dès fois, il suffit d’une petite goutte de joie pure pour éblouir nos heures malheureuses.

 

Marc O.

 

"L’insurrection c’est un grand coup

Qui regarde le monde droit dans les yeux."

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L’insurrection c’est une belle femme qui ...

 

L’insurrection c’est une belle femme qui va et qui vient.

Elle est cachée, voilée, tu ne sais rien d’elle et tu la contemples.

Tu regardes tes mains et puis tu la regardes.

Ses cheveux et puis aussi une odeur de châtaigne,

cela réveille en toi des souvenirs que tu n’aimerais pas garder.

Tu étais perdu dans tes pensées et elle a disparu.

Tu pourrais la retrouver si tu avais le nez d’un chien,

tu reniflerais l’odeur de la châtaigne et tu partirais ventre à terre, à sa recherche.

Las tu n’es pas ce canin et tu as le nez d’un humain, il te reste les souvenirs, les images.

 

L’insurrection c’est …

Elle t’a volé, pillé, spolié. Tu étais un enfant innocent, tu la mangeais de ton regard.

Tes yeux étaient aussi immenses que les espoirs qu’elle a fait naître.

Tu t’es battu pour elle, tu l’as désirée, aimée, chérie et elle t’a méprisé, bafoué, nié.

Elle était tout et tu n’es rien. Tu marches sans but, tu ne pleures même plus,

où donc iraient tes larmes ?

 

L’insurrection c’est …

Et puis un jour elle a ouvert la porte, c’était plutôt inattendu, inespéré.

En fait, tu t’étais habitué à cette porte fermée,

cela t’arrangeait quelque part, tu restais dans ton rêve,

elle était le mauvais objet et tu pouvais la détester à loisir.

Maintenant qu’elle se tenait devant toi, vivante, tu baissais la tête, honteux.

Et puis elle souriait, elle était avenante, jolie. Tu aurais voulu partir.

 

L’insurrection c’est …

Alors tu t’es décidé rapidement. Avais- tu vraiment le choix ?

Sur le petit port, des pêcheurs préparaient leurs bateaux. Il faisait gris et la mer était calme.

Tu les connaissais un peu, tu avais parlé avec eux,

de la pêche, des filets qu’il fallait raccommoder,

des thoniers qui leur faisaient du tort et aussi des enfants qui devaient aller à l’école

et qui ne seraient pas pêcheurs car il n’y avait plus d’avenir pour eux.

Tu avais un peu d’argent, reliefs d’une autre vie, tu as parlementé

et l’un d’entre eux a accepté de t’emmener là- bas sur le continent mais pas plus loin.

Tu as rassemblé sans hâte quelques vêtements.

 

L’insurrection c’est …

Le continent, cela n’était qu’une étape. Après où aller ? Et pour quoi faire ? Pour la fuir ?

Je n’étais pas dupe, il n’était pas question de distance géographique.

Elle habitait mon corps, mon cerveau, mon âme enfin si tant est qu’elle existe.

Il me fallait l’exorciser. J’avais mon idée.

Je me rendais dans le centre de la petite ville côtière

et j'achetais un bloc de feuilles blanches et plusieurs stylos.

Couchée sur le papier, je la posséderai enfin.

 

L’ insurrection c’est …

Mon éditeur n’arrêtait pas de me harceler.

Je lui avais laissé une adresse en poste restante

mais je me gardais bien d’y relever mon courrier.

Je ne sais pas qui a vendu la mèche mais il a réussi à me retrouver et m’a abreuvé d’ injures.

Sur le fond il avait raison, je n’avais pas honoré mon contrat.

J’étais arrivé en Grèce quinze jours auparavant.

J’avais pratiquement fini le premier jet de mon manuscrit.

J’avais magnifiquement assassiné cette femme qui m’avait fait tant souffrir.

Je l’avais torturé de mes mots, étouffé de mes paragraphes, noyé de mes chapitres.

J’étais satisfait, c’était un crime parfait.

 

L’insurrection c’est …

Le calme fut bref. En automne les remous reprirent de plus belle.

Les manifestations pacifiques ne tardèrent pas à dégénérer. Les pillages s’organisèrent.

Le pouvoir misait comme d’habitude sur le pourrissement

mais au bout de quelques semaines,

il dut se rendre à l’évidence, sa stratégie allait dans le mur.

Les assemblées furent dissoutes, des élections organisées.

 

L’insurrection c’est …

Ce qui me fascina, ce fut la réouverture des écoles.

J’avais toujours éprouvé de la méfiance pour cette institution.

On s’y fondait dans la masse, on ânonnait bêtement.

L’école asservissait, c’était mon point de vue de l’époque mais après ces périodes troublées,

la réouverture de ce sanctuaire m’apparut comme la renaissance de la civilisation.

On était encore loin des écoles que j’avais connues.

Ce n’était que des hangars ouverts à tous les vents

et les jeunes élèves étaient souvent assis à même le sol.

Les enseignants étaient maigres, mal nourris comme nous tous,

mais une étincelle brillait dans leurs yeux

et après ces heures sombres c’était un véritable réconfort.

 

L’insurrection c’est …

Nous étions à Paris, Victor avait quatre ou cinq ans, c’était le mois d’octobre.

J’avais vécu ces instants, j’avais aimé cette femme, aimé cet enfant,

aimé me promener le long du canal Saint-Martin.

C’était moi et ce n’était pas moi. C’était avant, une autre vie.

Mes cheveux ont blanchi, des rides ont plié mon visage.

Peu m’importe d’ailleurs, j’aime encore regarder ces photos qui peu à peu se décolorisent.

Elles m’apprennent que nous aussi nous nous effaçons

et que cela ne sert à rien de se révolter.

Je dirai même que cela me fait sourire.

Tout ça pour ça ! Des révoltes, des espoirs, des vies entières à se poser des questions,

à chercher à connaître ce qui est derrière.

Je rentre chez moi et ma main caresse des vieux livres.

Machinalement j’en ouvre un, parfois je me contente de regarder la couverture, le titre.

Je le range, l’arrange.

Un vague souvenir se présente, je ne l’accueille ni ne le chasse.

Il m’indiffère.

Elle non, elle sera toujours ma passion même si mon étreinte est parfois maladroite.

L’insurrection c’est une belle femme qui va et qui vient.

 

Roland G.

 

"L’insurrection c’est un sacré foutoir

Qui ne rit pas tous les jours."

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Les douces gazelles...

 

Les douces gazelles s’abritaient dans le bois obscur.

Elles attachaient de la valeur à cette nature protectrice.

Quand résonnait sur le sol le pas des chasseurs,

Les douces gazelles avaient une réaction épidermique.

Elles connaissaient la violence de l’homme,

Elles ne connaissaient pas la colère.

 

Les douces gazelles s’abritaient dans le bois obscur.

L’innovation de l’homme détruit la nature.

Il a crée des machines qui allaient de plus en plus loin.

Au lieu de pratiquer la masturbation,

Il s’est reproduit sur terre, en nombre incontrôlable.

Les besoins artificiels en machines qu’il crée aujourd’hui

Détruisent et repoussent l’espace naturel de vie.

 

Les douces gazelles s’abritaient dans le bois obscur.

Peut-il y avoir aujourd’hui la résurrection des espèces disparues ?

Empêchons la disparition de nouvelles espèces.

Refusons toute démission face au pouvoir de destruction.

 

L’insurrection est le premier pas d’une révolution populaire.

 

Gilbert B.

 

"L’insurrection c’est une flamme rouge

Qui flotte dans les airs."

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L’insurrection c’est une petite aube coquine...

 

L’insurrection c’est une petite aube coquine qui rêve de joie, d’espoir, d’émoi.

Elle sort de la nuit après avoir fait sauté le cadenas de la geôle avec une pierre.

La beauté de son sourire éblouit le gardien de sa pauvreté.

Elle le frôle des doigts de sa main et elle sait que dorénavant

l’amour et l’amitié passeront par le sang.

 

L’insurrection c’est une petite aube coquine qui rêve de joie, d’espoir, d’émoi.

Ses enfants sont dans la tente, ses enfants sont dans l’attente

et reçoivent la lumière qui se reflète sur leurs visages.

Leur père est sombre et se pose des questions sur l’islam.

 

L’insurrection c’est une petite aube coquine qui rêve de joie, d’espoir, d’émoi.

Le bouddhisme est-il une meilleure voie ?

 

L’insurrection c’est une petite aube coquine qui rêve de joie, d’espoir, d’émoi.

Sans marcher sur la tête, il suffit pour la suivre

d’écouter son cœur et de tirer les leçons de l’histoire.

 

L’insurrection c’est une petite aube coquine qui rêve de joie, d’espoir, d’émoi.

J’entends déjà les chants nouveaux de toutes ses filles porteuses d’espoir

qui savent dire non et s’unissent pour en porter le message avec force.

 

L’insurrection c’est une petite aube coquine qui rêve de joie, d’espoir, d’émoi.

Portons la bien haut, laissons les enfants pleins d’innocence porter le monde,

Ils sont notre espoir.

 

L’insurrection c’est une petite aube coquine qui rêve de joie, d’espoir, d’émoi.

C’est dans la rue qu’elle commence,

C’est par l’échange d’une poignée de mains qu’elle continue,

C’est par la fraternité qu’elle s’épanouit et continuera de gagner.

 

L’insurrection c’est une petite aube coquine qui rêve de joie, d’espoir, d’émoi.

Le vent portera le message inscrit dans la pliure et la nervure

de ces feuilles que nous remplissons.

Mais gardons en mémoire le sens du graffiti qui saura nous guider.

L’insurrection c’est une petite aube coquine qui rêve de joie, d’espoir, d’émoi.

 

Gilbert B.

 

"L’insurrection c’est un lendemain ordinaire

Qui va chercher du bonheur et de la justice."

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L'insurrection, c'est mon poing ...

 

L'insurrection, c'est mon poing dans ta gueule qui se déshabille, tombent les masques, l'anonymat déguisé, fardé, se retrouve dans la lumière sombre du cœur, le jaune le rouge enflent et s'estompent et s'essoufflent d'avoir tant voulu affirmer de fausses vérités, les trafics tentaculaires se désaccordent, l'enfant le vieil enfant qui a été étouffé se révèle, l'handicapé notoire de sous son masque sort sa tête de sous la tente des illusions.

 

L'insurrection, c'est mon poing dans ta gueule qui se déshabille, la feuille de l'arbre sous laquelle tu cachais ton visage est toute déchirée, en vérité elle est en miettes, et l'enfant handicapé par tant de violences de désinvolture, se révèle tel qu'il fut tel qu'il aurait dû être.

 

L'insurrection, c'est mon poing dans ta gueule qui se déshabille, une porte qui s'ouvre dans une colère, une colère à changer de couleur, à changer l'oubli, à changer de forme, de sexe, de pays, de foi, profonde comme une houle atlantique et incohérente comme un monde qui se déconstruit, juste, pour chercher la vérité d'un sourire.

 

L'insurrection, c'est mon poing dans ta gueule qui se déshabille, et j'y ai vu tant d'hypocrisie que j'en reste interloqué; sous la tente du désert où se perdent notre monde et nos vies, l'îlot de la famille se regroupe et parle des tempêtes de sable à venir.

 

L'insurrection, c'est mon poing dans ta gueule qui se déshabille, le flash d'une photo qui ne montrerait que ce que tu caches qui percerait la carapace de ton masque de logique abusive et égoïste, et qui me permettrait de révéler le taxi des émotions dans lequel tu nous entraînes.

 

L'insurrection, c'est mon poing dans ta gueule qui se déshabille, alors que tu danses en faisant la roue des mensonges, une roue aussi ancienne que les colonnes du Temple, et je détruis la pyramide des sentiments qui m'aveuglent, et qui me cachent la profondeur du ciel.

 

L'insurrection, c'est mon poing dans ta gueule qui se déshabille, mon poing tu vois, celui que l'on m'a appris à lever, qui me servait en us et coutumes bien établis à manifester à dire non à dire oui, maintenant, l'insurrection c'est mon poing dans ta gueule, point.

 

L'insurrection, c'est mon poing dans ta gueule qui se déshabille, et l'on voit l'architecture de tes intentions, on y voit bien mieux tout à coup qu'à travers une robe dans le soleil, tu captais le monde pour toi en expliquant que ce monde, qui nous appartient, nous étions trop bêtes pour le comprendre pour l'organiser, mais sans ton masque on voit que nous ne parlons pas du même monde, et ce n'est pas le tien que je veux transmettre aux enfants, ce n'est pas le tien que les enfants doivent se partager, parce que le monde c'est celui de la vérité, il n'y a rien d'autre à habiller.

 

De mon poing je frappe, je frappe les fiers frontispices où se manipulent nos vies, je frappe la pierre, je frappe les bâtiments où les fenêtres de chaque face s'opposent se perpendicularisent, comme nos vérités; mon poing écrase le coin des bâtiments et voilà que deux fenêtres aux intérêts différents se retrouvent au coude à coude, regardent le monde dans la même direction, sur un petit balcon si petit, handicapé, un balcon d'appel à la foule, et le mensonge s'écroule; mon poing dans ta gueule et c'est l'insurrection.

 

Jean-Pierre C.

 

"L’insurrection c’est un soleil sombre

Qui tremble de joie à l’idée de courir vers la liberté."

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L’insurrection c’est une plume ...

 

L’insurrection c’est une plume qui bouscule nos habitudes

L’endroit à l’envers, envers et contre tous, la plume se faufile entre l’ombre et la lumière. Cherche la faille, légère dans l’équilibre instable de nos certitudes.

 

L’insurrection c’est une plume qui bouscule nos habitudes

Un autre regard et les flocons de nuages basculent.

Passé ancré, passeur de futur légers

Trouver l’équilibre dans la fluidité

 

L’insurrection c’est une plume qui bouscule nos habitudes

Bravant, bravache l’ordre établit, elle se soulève légère suivant le vent de la contestation.

Joyeuse, elle avance confiante vers le rêve de son futur.

 

L’insurrection c’est une plume qui bouscule nos habitudes

C’est oser hisser le monde à bout de bras vers un avenir solidaire.

C ‘est oser une main tendue vers l’inconnu.

C’est oser l’arc en ciel sur le tableau noir de nos écrans gris d’espoir.

C’est tomber le masque, si léger soit-il, de nos certitudes et ouvrir les portes cloisonnées des bonnes raisons vers la lumière de la déraison, des émotions, de l’intuition.

Et enfin sans peur, laisser se poser le regard de l’autre, sans peur l’accueillir

Et remercier la plume de l’insurrection.

 

Christelle VdB.

 

"L’insurrection c’est un feu raturé

Qui danse et virevolte parmi les scarabées."

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