En corps l'instant
Ecrits ensemble ...
" Une journée qui rend grâce à la vie,
est une journée qui coule comme une eau claire."
Dans le calme profond
De mon souffle apaisé
Dans mon silence intérieur
Tout mon corps installé
J’inspire, j’expire
Je baille, je m’étire,
Derrière mes yeux fermés
Mon regard est fixé
Vers toute la profondeur
De mon calme intérieur
J’inspire, j’expire,
Je baille, je m’étire,
Plus aucune parole
Pour troubler mon repos
Dans le calme profond
De mon souffle apaisé
Je me retrouve enfin
Corps et cœur relaxés
Dominique D.
Ecrits ensemble ...
" Une journée comme un soir,
est une journée idéale pour se reposer."
Derrière mes paupières, yeux grand ouverts fermés, le vide s’est installé
Et ma tête chancelle sur mes épaule, fragile
Derrière mes yeux fermés
La lutte s’est emballée
Et tout mon corps proteste ,il voudrait s’activer
Je m’accroche à mon souffle pour le désamorcer
Derrière mes yeux fermés
Je cherche le lâcher prise impossible à trouver
Les pensées les plus folles assaillent mon cortex
Des images déformées montent à la surface
Derrière mes yeux fermés,
Mon corps est à la lutte, je vais le dominer
L’obliger à détendre ses muscles et ses viscères,
Le calmer, le dompter.
Derrière mes yeux fermés
Mon cœur s’est mis à battre dans ma gorge nouée
Dans mes oreilles tendues j’écoute le silence
Que je veux installé dans ce corps chahuté
Derrière mes yeux fermés,
La tempête fait rage,
mon corps est sur le ring, mon souffle à l’arbitrage
Encore quelques assauts et je le terrasserai
Derrière mes yeux fermés,
Des décennies plus tard, le sommeil qui s’installe…
Avec quelques sursauts, quelques souffles, quelques vagues
Les prémices du calme, de mon corps délivré.
Jocelyne G.
Ecrits ensemble ...
" Une journée à rêver tout haut,
est une journée avec des sourires à l'âme."
Un temps pour soi.
Je vois venir la vague, mais elle est discrète.
Sa puissance est diffuse.
Pourquoi vouloir tout réunir, tout synthétiser, tout expliquer.
Quel est le but , trouver un schéma ou trouver Le schéma.
A tout prendre, nous savons que nous pataugeons, et dans notre
pataugeoire nous trouvons des schémas; que nous théorisons.
Pourquoi ?
Questionnement et questionnement.
La question entraîne le doute, qui entraîne le stress, qui entraîne
une urgence de réponse parce que nous voulons éviter
toute forme de souffrance.
La souffrance du non-dit, du tout-dit, dans l'ordre, le désordre.
Foin des chemins battus et explorés, peut-on trouver l'inédit,
le surprenant.
D'aucuns parlent de valeur ajoutée, ce n'est souvent que l'évidence
dévoilée, révélée.
Je vois venir la vague, incertaine mais prégnante et je voudrais
surfer sur elle.
Je voudrais la connaître pour pouvoir , la reconnaître.
La familiarité est ce qu'il me faut, et la révélation de la familiarité
est le début et le but, l'alpha et l'oméga.
Faire et sentir. Faire pour se rassurer, sentir pour explorer, et puis faire
et puis laisser venir la vague et nager, faire et défaire et ressentir.
Que puis-je ? Sinon partager cela, cette expérience, cette incertitude,
et puis questionner les autres , les soumettre à la question, oui, les presser
de questions, l'urgence le demande.
Je le ferai, méthodiquement, avec délectation, en aventurier qui patauge
les pieds dans l'argile.
Jean-Pierre C.
Ecrits ensemble ...
" Une journée de petits plaisirs,
est une journée où chaque rencontre devient sublime."
Mon corps, mon navire
Et chaque matin je pars
Je hisse les voiles et j'embarque
Je plie, je tends mon corps comme un arc
Lentement le souffle m'emporte
Ma poitrine s'étend comme la voilure prend le vent
Comme la coque d'un navire d'une autre sorte
Craquent les os qui me portent
Je découvre à l'horizon de nouveaux muscles, de nouveaux tendons
Et je m'effraie de cette terre inconnue
Souplesse où je suis parvenue
La chair et le sang chargés de chaleur
Je défie les récifs de la douleur
Le corps à touché le rivage
Et peu importe l'age, je bouge, je danse, je nage
A l'infini mon corps voyage.
Virginie D.
