En corps l'instant

 


Ecrits ensemble ... 

 " Une journée qui rend grâce à la vie,

est une journée qui coule comme une eau claire." 


 

Les Goudes - 26.02.2012 115

 

Dans le calme profond

De mon souffle apaisé

Dans mon silence intérieur

Tout mon corps installé

J’inspire, j’expire

Je baille, je m’étire,

Derrière mes yeux fermés

Mon regard est fixé

Vers toute la profondeur

De mon calme intérieur

J’inspire, j’expire,

Je baille, je m’étire,

Plus aucune parole

Pour troubler mon repos

Dans le calme profond

De mon souffle apaisé

Je me retrouve enfin

Corps et cœur relaxés

 

Dominique D.

 


Ecrits ensemble ... 

 " Une journée comme un soir,

est une journée idéale pour se reposer." 


 

Les Goudes - 26.02.2012 116

 

Derrière mes paupières, yeux grand ouverts fermés, le vide s’est installé

Et ma tête chancelle sur mes épaule, fragile

 

Derrière mes yeux fermés

La lutte s’est emballée

Et tout mon corps proteste ,il voudrait s’activer

Je m’accroche à mon souffle pour le désamorcer

 

Derrière mes yeux fermés

Je cherche le lâcher prise impossible à trouver

Les pensées les plus folles assaillent mon cortex

Des images déformées montent à la surface

 

Derrière mes yeux fermés,

Mon corps est à la lutte, je vais le dominer

L’obliger à détendre ses muscles et ses viscères,

Le calmer, le dompter.

 

Derrière mes yeux fermés

Mon cœur s’est mis à battre dans ma gorge nouée

Dans mes oreilles tendues j’écoute le silence

Que je veux installé dans ce corps chahuté

 

Derrière mes yeux fermés,

La tempête fait rage,

mon corps est sur le ring, mon souffle à l’arbitrage

Encore quelques assauts et je le terrasserai

 

Derrière mes yeux fermés,

Des décennies plus tard, le sommeil qui s’installe…

Avec quelques sursauts, quelques souffles, quelques vagues

Les prémices du calme, de mon corps délivré.

 

Jocelyne G.

 


Ecrits ensemble ... 

 " Une journée à rêver tout haut,

est une journée avec des sourires à l'âme." 


 

Les Goudes - 26.02.2012 102

 

Un temps pour soi.

 

Je vois venir la vague, mais elle est discrète.

Sa puissance est diffuse.

Pourquoi vouloir tout réunir, tout synthétiser, tout expliquer.

Quel est le but , trouver un schéma ou trouver Le schéma.

A tout prendre, nous savons que nous pataugeons, et dans notre

pataugeoire nous trouvons des schémas; que nous théorisons.

Pourquoi ?

Questionnement et questionnement.

La question entraîne le doute, qui entraîne le stress, qui entraîne

une urgence de réponse parce que nous voulons éviter

toute forme de souffrance.

La souffrance du non-dit, du tout-dit, dans l'ordre, le désordre.

Foin des chemins battus et explorés, peut-on trouver l'inédit,

le surprenant.

D'aucuns parlent de valeur ajoutée, ce n'est souvent que l'évidence

dévoilée, révélée.

Je vois venir la vague, incertaine mais prégnante et je voudrais

surfer sur elle.

Je voudrais la connaître pour pouvoir , la reconnaître.

La familiarité est ce qu'il me faut, et la révélation de la familiarité

est le début et le but, l'alpha et l'oméga.

Faire et sentir. Faire pour se rassurer, sentir pour explorer, et puis faire

et puis laisser venir la vague et nager, faire et défaire et ressentir.

Que puis-je ? Sinon partager cela, cette expérience, cette incertitude,

et puis questionner les autres , les soumettre à la question, oui, les presser

de questions, l'urgence le demande.

Je le ferai, méthodiquement, avec délectation, en aventurier qui patauge

les pieds dans l'argile.

 

Jean-Pierre C.

 


Ecrits ensemble ... 

 " Une journée de petits plaisirs,

est une journée où chaque rencontre devient sublime." 


 

Les Goudes - 26.02.2012 117

 

Mon corps, mon navire

 

Et chaque matin je pars

Je hisse les voiles et j'embarque

 

Je plie, je tends mon corps comme un arc

 

Lentement le souffle m'emporte

Ma poitrine s'étend comme la voilure prend le vent

 

Comme la coque d'un navire d'une autre sorte

Craquent les os qui me portent

 

Je découvre à l'horizon de nouveaux muscles, de nouveaux tendons

Et je m'effraie de cette terre inconnue

Souplesse où je suis parvenue

 

La chair et le sang chargés de chaleur

Je défie les récifs de la douleur

 

Le corps à touché le rivage

Et peu importe l'age, je bouge, je danse, je nage

A l'infini mon corps voyage.

 

Virginie D.

 

Les Goudes - 26.02.2012 109

 

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