Enigmes

 

Derrière chaque énigme se cache un mot,

à vous de découvrir lequel...

Envoyez vos propositions par la voie des commentaires,

en n'oubliant pas le numéro des textes !

 

Les Saintes - janvier 2012 053

- 1 -

 

Elle ouvrit la lettre prestement.

D’apercevoir l’identité de l’envoyeur avait créé chez elle une allégresse, tout autant qu’une pointe d’incertitude….c’était quitte ou double

Un de ses rêves allait se réaliser peut-être….elle éprouvait une émotion si forte que tout son corps se mit à crépiter, son cœur à sautiller….la légèreté était là, instantanément ; adieu lourdeur, soucis, routine…

Tout était possible, un océan s’ouvrait devant elle…elle s’y voyait déjà

 

Elle savait combien ce projet rassemblait ce qui lui importait : être sur l’eau, sur un bateau pétri d’histoires avec des moussaillons aux parcours de galériens.

Elle était alors en proie à cet instant  où le cœur se laisse dérider, tel un accordéon qui prend de l’ampleur et pousse sa chansonnette dans la vie

Tout était dit

En osant poser sa candidature, elle n’imaginait pas encore l’émotion à découvrir la réponse et l’état dans lequel un « oui » la transporterait et pourtant…

Elle déchira l’enveloppe

Elle lut…. et hop se retrouva sur un nuage ….

Elle (re)partirait en mer, comme autrefois, du temps de sa jeunesse,

elle retrouverait la vérité des éléments….

Elle irait là où elle n’imaginait pas pouvoir aller ...

 

Francine T.G.

 

Les Saintes - janvier 2012 055

  - 2 -

 

Assise sur un banc une femme caresse avec tendresse son bébé.

Elle le regarde avec amour.

Un oiseau s'approche d'eux à petits pas.

Nous sommes dans un parc : des arbres, des fleurs. Pas de bruit.

L'enfant ferme les yeux, il va dormir.

Un homme arrive avec un bouquet de fleurs .

Il lui offre, tout en lui donnant un baiser.

C'est certainement le papa.

Il s'assied à côté. Pose son bras sur l'épaule de la maman.

Il caresse les mains du bébé.

Si j'avais une photo à prendre ce serait en sépia.

La lumière à cette époque de l'année donne de beaux reflets.

Une très légère brise fait bouger les feuilles des arbres.

quel mot j'ai voulu vous faire deviner ?

       

Christian P.


Ecrits ensemble ... 

 " Il y a des cirques ambulants

 qui dansent dans la tête des gens" 


 

Les Saintes - janvier 2012 058

- 3 -    

 

Quand tu es fou

je t'aime

tu glisses en cascade sur mon cou

et s'invente le poème

De jaune parfois tu t'habilles

et ma joie vacille

si tu voles en éclats

plus de doute la fête est là

Soleil dans mon coeur

arc en ciel et bonheur

tu offres des partages

sans âge

et des souvenirs

qui ne savent pas mourir

alors oui quand tu es fou

je t'aime

glisse encore sur mon cou

pour finir le poème.

 

Florence S.

 

Les Saintes - janvier 2012 063

- 4 -    

 

C'est juste après la tempête

un grand calme

bien être dans les profondeurs de soi

on peut tendre la main alors

pour la solidarité

se gorger de silence

ou se parler sans colère

partager la rencontre sans blessure

échanger la joie brute

avec l'élégance du bonheur

être heureux ensemble

tranquille

serein

C'est juste après le fracas déchirant du chaos

le possible d'une rémission totale

des vaines guerres quotidiennes

c'est le rossignol qui chante le jardin

à l'aube du printemps de la rose

c'est la joie posée

sur le rebord des rosées tendres

c'est apprendre à s'aimer

pour de vrai.

 

Anne Rp.

 


Ecrits ensemble ... 

 " Il y a des moments dans la vie

qui ruissèlent en goutelettes." 


 

Les Saintes - janvier 2012 064

- 5 -    

 

Pensées dé-calibrées,

Velouté de désirs

Secrets ou dévoilés,

Coffre-fort des envies

Voilées ou bien sacrées,

L’intimité enfouie

se révèle, définit

un univers en soie

où tout peut arriver.

En proie à chaque émoi

Le corps se laisse aller.

Le cœur se prend de joie,

Se laisse s’en aller

Au doux pays de soi :

 

Charentaises aux sons purs

S’avancent avec allure

Le canapé forcé

Regarde de côté

En déployant mes ailes

Je trouve des airelles

Tant que j’y suis j’y reste

Ce cocon me déleste.

 

Prune C.

 

 Les Saintes - janvier 2012 029

- 6 -

 

Réel, il faut s’y préparer.

Peut-être ?

Ou alors improviser !

Cela fait tant de choses à découvrir, à oser.

Il faut dépasser des difficultés que l’on croyait insurmontables.

Il ne faut pas négliger certains petits détails, mais qui ne sont pas des pacotilles, des histoires de chaussures par exemple, c’est très important !

Régler des formalités, se soumettre à des horaires.

Enfin : organiser.

S’organiser ! Ce qui est bien pire !

Et d’aller-venues entre rêve et réalité arrive le grand jour.

La valise est bouclée et voici le moment de tourner la clé dans la serrure.

Emotion, car c’est là que tout commence…

 

Imaginaire.

Il est là, à la portée de tous, il suffit de s’embarquer, d’avoir envie et de s’offrir

Ce luxe modeste, il sera toujours réussit.

Partagé ou en solitaire, à toute vitesse dans l’immensité du monde, ou avec lenteur au-delà de nos songes.

Immobile.

 

Elisabeth G.

 


Ecrits ensemble ... 

 " Pourquoi jouer avec des coquilles d'escargots vides ?

 Parce que le monde tourne à l'envers." 


 

Les Saintes - janvier 2012 051

 

- 7 -

 

      Toute en légèreté, avec des mouvements
d’une infinie douceur, la ballerine évoluait au rythme de la musique, semblant
voler au dessus de la scène Parfois son partenaire la soulevait dans des portés
audacieux, véritables défis à l’équilibre. Quelle précision et quelle énergie
dans ce ballet ! Tout avait l’air si évident et facile. A la voir
virevolter, légère et gracieuse, on en venait à oublier l’exigence et la
rigueur d’une telle discipline, les heures et les heures de répétition, les
pieds endoloris, les déchirures musculaires, les déceptions et les larmes. Ce
soir tout n’était que légèreté, grâce et sourire. Les amateurs étaient comblés,
admiratifs devant une technique aussi parfaite. Dans quelques minutes un
tonnerre d’applaudissements retentirait et ce serait la consécration. Une
étoile était née.   

Dominique D.

 

Les Saintes - janvier 2012 057 

- 8 -

 

Il est la source d’inspiration du poête

Il est le mot de la chanson

Il est tendre,  doux , violent ou passionné

Il est maternel filial familial, presque toujours inné et souvent galvaudé

Il fait battre le cœur et franchir les montagnes

On le dit éternel alors qu’il est fugace

IL donne du bonheur mais aussi la douleur

On a peur de le perdre, on veut le partager

On lui met un grand A pour mieux le distinguer

On court tous derrière lui

Car c’est un mot magique

Qui une fois rattrapé

S’envole en fumée

 

Jocelyne G.

 


Ecrits ensemble ... 

 " Depuis que je suis complètement fauchée

 j'ai les cheveux courts." 


 

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