Je ... tu ... elle ... il
Ecrits ensemble ...
" Quand je tourne en rond dans ma cage,
tu sautes les haies,
et ils font ce qu'ils peuvent."
Il ou elle, OU il et elle …
Il rêvait de montagne, d'émotions a skis ou en rando.
Souvent il partait en voyage découvrir le monde.
A l'aube,il se levait pour grimper, courir, rouler.
Il était sportif.
Elle était belle.
SI...
Son regard était la lumière.
Elle ouvrait souvent les portes des bibliothèques.
Elle voyageait ainsi a travers les livres.
Il Elle se sont rencontres lors d'un concert.
Un regard a suffit.
Il et Elle étaient dans la même bulle.
Un voyage en émotions.
Plus tard, Il et Elle se régalaient a vivre l'orage.
Écouter la musique du tonnerre.
Voir les images du ciel, tous ces nuages habites de rêveurs.
Il et Elle habitaient un chalet dans la montagne.
Ils s'aimaient a la chaleur de la cheminée.
La neige tombait ...
Christian P.
Ecrits ensemble ...
" Quand je rêve goulûment,
tu as du soleil dans le coeur,
et ils se mélangent les pinceaux sans rien y comprendre."
Les portes du médium
Mon cœur a trois portes :
celle , dès l'aube de ma vie, où je me tiens, regardant le monde,
puis celle par laquelle tu pénètres dans mon cœur,
enfin celle où il, il ou elle, s'insinue,
c'est par celle-là que je perçois l'Autre,
libéré de mon corps
de mes propres aboutissements,
je sors de la bulle où baignent mes doutes et mes incertitudes,
et j'entre en communication avec cet Autre
dont l'âme tel un éblouissement m'attire,
m'invective et m'appelle.
Au début je ne reconnais que quelques balbutiements
de cette âme baignée de lumière, elle me parle,
mais balance entre l'ombre et la lumière ;
elle se cache.
Puis elle ébauche audacieusement des connivences
et petit à petit s'offre; la belle ;
je perçois enfin un univers, où je lis le temps aboli,
ainsi que l'aura de chaque futur ,
de chaque passé,
et ainsi, se crée un balancement à double sens
où je lis et puis où je dis,
le flux et le reflux,
je vois je sens et j'annonce.
Nul bercement des mots, tout est brut,
parfois simple, beau, anodin,
parfois terrible et baroque, bizarre et nuisible.
Mais toujours je dis...
… J'ouvre la porte , et si je suis accepté, je vois et je dis.
Jean-Pierre C.
Ecrits ensemble ...
" Quand je regarde par la fenêtre,
tu me prends dans tes bras,
et ils écoutent le monde en silence."
L'orage (je crois)
Écoutes, écoutes-la, elle porte l'espoir,
elle porte la parole des morts et de l'espoir,
de l'héritage hors du temps.
Écoutes, écoutes-la, elle piétine d'impatience,
pose les mots,
elle dit que tu n'as pas tort d'attendre à sa porte,
que tu portes ta part de rage comme un fardeau.
Écoutes, écoutes-la, elle mêle ton âge et le sien, pêle-mêle,
elle démêle l'écheveau de tes cheveux rebelles dressés sur ta tête,
calme le feu dans ta cervelle.
Écoutes, écoutes-la, elle affronte tes yeux d'orage,
l'affront fait au jardin hasardeux de tes rêves,
elle ne baisse pas les yeux, elle fait front,
fronce ta colère et ses frondaisons qui obscurcissent ton cœur.
Écoutes, écoutes-la, elle noie les nœuds de tes nerfs dans leur niche,
elle nomme le fruit de tes noms d'oiseaux
nie la noirceur de tes yeux de nuit.
Écoutes, écoutes-la, elle porte ses mots en cohorte,
forte, en sorte que l'or de tes yeux illumine son sort.
Écoutes, écoutes-la, elle t'aide, elle ne lâchera pas le morceau.
Écoutes, écoutes-la.
Jean-Pierre C.
Ecrits ensemble ...
" Quand je balaye l'espace de mon temps,
tu vas au fond de la pièce,
et ils sifflotent un air de Brassens."
Printemps
Je bulle au bord de l’aube,
Je respire le printemps doucement
Je verdie comme la terre, me laissant balancer, éblouir par la couleur.
Je regarde les fleurs balbutiantes dans le champ
C’est le printemps.
Libération des bulbes, des graines qui enfin voient le jour.
J’aboutis dans un bois, ruisseau glougloutant qui me fait sa surprise,
Je m’assois devant, j’écoute la berceuse de l’eau fraiche, ébauche d’océan.
Danse
Tu distribues des sourires délicats, comme un chat, puis tu deviens serpent et tu glisses sur le sol, je te vois ramper, et tes cheveux longs cheveux bruns s’étaler. Tu es grande, grandes jambes infinies qui touchent le firmament.
Tu es soulevée par les notes doubles, seul le geste s’envole doucement. Tu ris .Tu souris.
Tu te tiens sur le seuil du morceau gravée par la musique, solide, prête à sauter dedans.
Tu restes en équilibre, vibrante, en transe, éblouissante.
(Pour Agnès Devauchelle)
Cuisine
Il coupe la viande. Ça bout. Bulles chaudes animées. Buée dans la cuisine.
Elle casse la croûte, délicatement posée en bout de table.
Il arrache le blanc de poireaux sous l’eau.
Elle, éblouie par l’odeur reste là.
Il plonge les nouilles dans le gros bouillon et balance les épluchures dans la poubelle.
Elle est belle, l’aube dans ses yeux encore est là.
Berceuse de l’ébullition ;
Il prend un potiron, potimarron,
Il soutient le couteau en haut.
Elle balbutie : « Tu viens demain te balader dans les bois avec moi ? »
Il ébauche un sourire et casse une noix : « Pourquoi pas ? »
Elle sait que la terre en ce moment est une usine à girolle, c’est beau et drôle,
Et lui secrètement, attend le retour du printemps.
Dominique H.
Ecrits ensemble ...
" Quand je sors dehors prendre l'air,
tu croques la vie à pleine dents
et ils imaginent des ailleurs."
Il ou Elle
Il est son fleuve et sa montagne
Elle est sa fée qui l'accompagne
Il est sa paix et sa bataille
Elle sa confiance sans faille
S'il est fragile, se craque et se fendille
Elle le répare d'un fil d'amour en aiguille
Si elle se perd, se noie ou s'égare
Il est sa barre, son nord et son amarre
Il est son horizon
Elle est sa vigie
Il est son sourire
Elle est son air, le seul qu'il respire
Il est son Excalibur
Elle son roc qui jamais ne fissure
Il est présent
Elle est son avenir
Il est son île
Elle est ses ailes
Il est éternellement
Ce qu'elle veut chérir.
Virginie D.
Méandres
dans les méandres de mon esprit
Se mêlent les parfums grenats des millésimes de nos amours
Dans les méandres de mon esprit
Les chariots du temps m'emportent aux souvenirs des cœurs emplis de joies et de bonheurs
Dans les méandres de mon esprit
Je retourne à la source étincelante de nos étreintes flamboyantes
Et les cheveux défaits, le corps souple et le cœur avide
Dans les méandres de mon esprit je rêve à ton retour mon amour.
Virginie D.
