Tous les bonheurs ...
Je ne suis pas funambule. J'avance pas à pas.
Je ne sais rien des jours, je glisse sur un fil, au loin je ne vois pas.
Si je regarde en bas c'est le vertige, je ne regarde pas.
Je risque à chaque pas et j'avance, docile.
À chaque risque le bonheur est là.
J'avance vers moi ; le bout du fil n'existe pas ... »
Philippe Delerm
in "Fragiles"
Mais alors,
Le bonheur, c'est … ???
Le bonheur c'est ...
Quand je sifflote les mains dans les poches, le cœur léger
Un soufflet de joie qui grandit, grandit
Rêvasser nonchalamment
Le bonheur est-ce l’oubli de soi ?
Le bonheur c’est ...
... quand, lovée sous la couette, j’ouvre les yeux le matin et que les tiens me regardent,
c’est un signal, c’est une incroyable journée qui commence. Dans ma tête mes rêves dansent.
... quand, par une belle journée ensoleillée,
je roucoule sur mon balcon en croquant un carré de chocolat noir à la fleur de sel,
tout en fredonnant une mélodie joyeuse, c’est tout simple, je suis heureuse.
... quand je serre fort ta main comme autrefois, quand tu étais bébé endormi dans mes bras
et que je respirais sur ta peau douce une odeur de savonnette parfumée.
... un festival de bulles pendant une inoubliable soirée de crémaillère et d’amitiés,
des explosions de joie et de chants devant la cheminée, où, l’alcool aidant,
on a refait un monde meilleur, pendant des heures, dans la douceur et la chaleur.
... un voyage à Venise par l’Orient Express, dans un décor somptueux,
où je me laisse glisser dans un grand silence vertigineux
au milieu d’un paysage enneigé et romantique à souhait.
C’est comme si je l’avais fait, j’en ai si souvent rêvé.
... un petit air de salsa dans ma tête, quand je me laisse sombrer dans un bain chaud et parfumé
en ignorant le mistral glacial qui se déchaîne contre mes vitres.
Moment de détente, ce petit air qui chante, je glisse sur la pente d’un sommeil complice.
Dominique D.
Le bonheur c'est …
Une petite chanson qui trotte dans la tête
Un tournesol doré
Un brin d’herbe amer
Un papillon sur l’épaule
Le bonheur c’est ...
quand je sifflote dans la mer méditerranée un apéro avec les pieds en éventail,
installée dans un dériveur un jour de grand vent qui fait les poissons d’argent sur les flots.
Naviguer avec les copains, avoir 20 ans et le monde devant soi à apprivoiser, dévorer à belles dents,
se laisser bercer ou affronter le mauvais temps,
revenir mouillée et fourbue pleine de l’énergie donnée par la nature
et sentir tout à coup le bonheur d’être là sans passé, sans avenir, là tout simplement.
Le bonheur c’est quand je traverse les nuages ;
mes pensées vagabondent, se tapissent dans les cumulo-nimbus, les stratus, stradivarius
qui fredonnent les airs de la planète et colportent tout autour de la terre
les berceuses pour les enfants du monde.
Un retard à l’allumage et voici qu’un nuage stagne, peine à s’envoler, à reprendre son voyage ;
du coup il s’assombrit de blanc cotonneux, il se transforme peu à peu en gris, en gris blanc, en gris bleu,
gris pluvieux et hop me voici précipité….fini la tournée, fini la richesse des pays survolés,
me voici tombé sur le bout du nez de l’enfant qui tire la langue pour récupérer cette eau
revigoré des particules de l’univers enchanté
Le bonheur c’est quand je voyage gratuitement dans mes pensées.
Le ticket est gratos ; pas de controleur, pas d’interdit ; tous les allers-retours sont permis.
Parfois la gare de triage est encombrée ; l’affluence est forte ;
les idées se bousculent, s’entrelacent, s’entrechoquent et tricotent une mélodie, une petite musique.
Les pensées s’échappent, s’envolent prennent le train en route, montent et descendent allègrement,
font leur marché au gré des ondes qui distillent dans la maison leur petite ou grande philosophie
et me transporte dans ces contrées inconnues.
Celles de l’émotion créée au fil des heures par les voix familières entendues à la radio.
Elles sont sans visage et pourtant si proches, si chaleureuses, si nourrissantes.
Dans un laboratoire secret sont mixées et remixées
ces nébuleuses qui créent en moi le bonheur du partage des idées pétillantes,
des mots acidulés comme un bonbon, une douce occasion de sourire pour de bon aux anges.
Francine T.
Le bonheur c'est …
Le nuage noir du désenchantement
Un marabout introverti
Un joli minois
Un joli brin de fille
Le bonheur, c'est ...
... quand je chante l’amour après avoir bu quelques coupes de champagne,
j’oublie cette angoisse qui me ronge la vie inutilement.
Dès la retraite j’ai mis ma boucle d’oreille, un cadeau de Maryse. La liberté.
... quand je regarde le soleil qui rentre chez moi, un disque de Bertrand Cantat,
assis dans mon fauteuil, je suis heureux.
... quand je serre la main du diable.
Au petit déjeuner un raciste cycliste déballe ses conneries.
Heureusement ils ne sont pas tous pareils.
Avec Maurice, cycliste lui aussi, nous nous regardons, nous avons envie de dire STOP.
Malheureusement, beaucoup dans le club sortent des énormités sur tous ceux qui sont différents :
homos, arabes, noirs. J’ai envie de hurler et de les quitter.
Nous appuyons très fort sur les pédales, ils ne peuvent plus parler. Pourquoi rouler avec eux ?
Heureusement Maurice est là. A la fin, nous allons boire une bière.
... quand je m’amuse à dessiner des soleils sur ton cœur. Toi qui n’es plus là, tu me manques.
J’écoute toujours les mêmes musiques, tu étais Beatles, moi Rolling Stones,
mais tu savais trouver les disques que j’aimais.
... quand tu venais m’attendre à la sortie du travail.
Que c’était agréable de tenir ta main pour rentrer chez nous. Tes spaghettis étaient les meilleurs.
Et surtout tu m’as donné le plus beau cadeau : Patrice, notre fils. Quelle joie !
Christian P.
Le bonheur c’est...
Un voyage immobile
Quand je rêve d’étincelle
Quand je mange les 1ères cerises de la saison
Le bonheur c’est ...
Un suppositoire parfumé. Qui a écrit cela ?
Pendant 47 ans de ma vie j’ai vendu des médicaments,
moi qui rêvais de vendre du frrmage sur le marché, à l’air libre.
Le soir j’écrivais ma journée en écoutant des disques.
Les gens me racontaient leur maladie. Parfois je racontais ma course du dimanche,
ainsi ils causeraient un peu avec moi
Un bateau fou.
Un avion sans ailes.
Il est libre Max.
Cela me donne envie d’écrire une chanson d’amour. Faire l’amour avec celle que l’on aime.
A la sortie du concert de Ange, nous sommes dans les nuages enfumés, Alain et moi.
Une table basse.
Elle est là, dans mon salon. Je lui ai coupé les pieds. Ainsi elle est mieux dans mon petit salon.
Un appel de mon fils. Je suis bien.
Christian P.
Le bonheur c'est …
Rire à gorge déployée
La serpillière qui efface mes incertitudes
Le voleur des illusions
Le bonheur c’est un joyeux bordel,
ça décoiffe ca ébouriffe, ça n’est presque jamais tranquille, ça vous fous cul par-dessus tête
Le bonheur c’est un joyeux bordel, ça commence par de petits plaisirs, le soleil sur la peau,
les pieds nus dans le sable, libres sans la contrainte, la main d’un enfant qui se glisse dans la nôtre,
confiante, mais nous sommes insatiables, nous voulons toujours plus.
La frustration s’installe et le bonheur s’éloigne.
Le bonheur est un joyeux bordel, si j’en crois ces amours qui traversèrent ma vie,
qui étaient du bonheur avant de s’installer pour mourir étouffées.
Le bonheur est sauvage, il ne veut pas de cage
Le bonheur est un joyeux bordel, à consommer à vif, à fleur de notre peau,
on the rock, bien frappé de surprise avec juste un zeste de crainte, celle qu’il ne nous échappe
Le bonheur est un joyeux bordel, un mélange subtil d’émotions insoupçonnées
qui laissent des traces indélébiles
Le bonheur rend heureux, je crois que c’est prouvé
Le bonheur est une parole juste,
c’est juste une parole qui nous touche au cœur.
Un regard clair et franc qui se pose sur nos cils .
C’est une adéquation entre soi, les autres et le lieu du bonheur,
sensation d’être là juste ou l’on se doit d’être, à cet instant précis.
Et c’est très éphémère et c’est très bien comme ça.
S’il s’installe il devient insipide et il faut le casser pour en faire des morceaux
Le bonheur c’est la quête c’est bien de le chercher,
on croit qu’il est ailleurs, ça nous fait espérer, on croit l’avoir trouvé,
on voit que l’on est vieux et presque résigné
Le bonheur est un cigare allumé,
quand on tire fort dessus ça peut faire mal dans la poitrine.
Il se consume lentement. Il a une odeur, un gout très particulier qui peut faire fuir les autres
Le début est rouge, vif, et incandescent.
La fin, les restes sont gris - noirs, ce sont des cendres qui s’envolent.
Parfois même, comme la fumée, il tue.
Jocelyne G.
Le bonheur c'est …
Quand je meurs de toi
Quand je surveille la nuit
Quand je souffle sur les braises des sentiments
Le bonheur c'est un moment de grâce...
C'est la venue au monde de l'enfant tant attendu,
c'est le jour de ta naissance quand j'apprends que tu es une fille,
c'est la magie de cet instant, unique dans ma vie,
le plus beau de ce qui m'ait été donné depuis que je suis sur la terre et tant que je vivrais...
Le bonheur c'est une amitié réconfortante...
C'est savoir que vous êtes là, que je peux compter sur vous,
que vous m'acceptez telle que je suis, que vous êtes vrais, sincères, que votre empathie n'est pas feinte,
que nous avons en partage beaucoup de bons souvenirs et de belles rencontres à venir.
Vous êtes mes frères et mes sœurs de cœur
et je vous aime pour ce que vous êtes et parce que je vous ai choisis.
Le bonheur c'est un drôlement chouette moment à passer...
C'est cueillir une rose dans le jardin, c'est boire un verre de bon vin,
c'est un bisou de ma petite-fille, c'est la caresse du soleil sur ma peau,
c'est un paysage qui se découvre au détour de la route, c'est les premières cerises de la saison,
c'est déguster un chocolat noir grand cru, c'est le fumet de la blanquette,
c'est le ronronnement du vieux chat de la maison...
Le bonheur c'est quand je pense à lui...
à sa peau si douce, son regard enamouré, sa voix chaleureuse qui sait murmurer des mots si tendres.
Rien que son évocation me transporte et me fait chavirer.
Soudain il est là, il me prend dans ses bras, le ciel est plus bleu, il ne fait plus froid,
tout a une meilleure saveur, la vie vaut à nouveau la peine d'être vécue...
je n'ai plus peur.
Le bonheur c'est quand je ris à gorge déployée...
parce que j'adore rire et que je n'en ai pas souvent l'occasion.
C'est les dialogues d'un bon film, c'est les blagues de cet ami à l'humour fin et corrosif,
c'est les bêtises et maladresses de cette autre amie qui a l'art de mettre les pieds dans le plat
avec ses gros sabots qui me fait m'esclaffer et qui nous occasionne des fous rires inestinguibles...
Le bonheur c'est quand je chante la joie dans mon bain à bulles...
Je me livre à toute une mise en scène préalable : eau à température tropicale,
elixir moussant d'un grand parfumeur, bougies allumées, encens, fleurs de lotus...
Je plonge alors dans un ailleurs qui m'incite à donner de la voix.
Je vais alors jusqu'à me prendre pour une diva...
je vocalise et j'entonne des airs d'opéra, mes préférés étant Carmen et Madame Butterfly...
Les voisins doivent souffrir car je chante faux.
Anne Rh.
Le bonheur c'est …
Une bouteille d’encre à la mer
Quand je pleure doucement
Un amour de contradiction
Le bonheur ? Devine ...
Le bonheur c'est une nuit de pleine lune,
je suis Pierrot et sa plume
je dessine l'étoile polaire
et j'écris dans l'univers.
Le bonheur c'est une histoire fantastique
sans fanatique
sans abus politique
sans la mort et sans remords
sans l'angoisse sans la poisse
sans égoïsme et sans racisme
sans inégalités
sans la guerre et ses atrocités
sans l'extrême droite
mais avec moi qui suis si gauche !
Le bonheur c'est une histoire de chance à garder au chaud
fidèle la chance
elle nous attend, nous appelle
mais nous bouchons nos oreilles
nous gardons porte close
et la vie n'est pas rose
nous ballottés dans la mer amère
des tristesses ou des allégresses
mais sais-tu que la chance est de tous les instants ?
quels que soient leurs couleurs ou leurs douleurs
car la chance c'est tout simplement
d'être vivant
Le bonheur c'est quand je danse les yeux fermés tout contre toi
Devine pourquoi ?
Florence S.
Le bonheur c'est …
Quand je me pose trop de questions
Quand j’entends le feu de bois crépiter
Quand je m’arrête, je repars
Le Bonheur c'est ...
... un métier insondable, un métier piétiné, un métier hors du commun hors du bon sens, qui est haï, révulsif,
dangereux, si épouvantable, si mystifiant qu'il m'a involontairement poussé à vaincre des interdits,
à négocier avec le Diable; dont je ne peux parler librement, pour lequel je me tais.
Mais quand je rencontre mes amis démons, à travers les volutes de fumets d'un repas,
de fumerolles alcoolisées, la fournaise de l'Amitié renaît, irradie de confiance, d'abnégation,
de risques vaincus, de compréhension, et ce qui bat dans ma poitrine alors en est l'exacte vérité.
... une serpillière trempée que je plie, que j'essore,
que je foule et que je passe sur le tableau pour y effacer mes incertitudes,
et qui ranime pour un jour, un soir, un lever de soleil, mon insouciance.
... une bouteille d'encre à la mer, bouchée, hermétiquement bouchée ;
accompagnée d'une feuille de papier avec mon adresse,
en espérant que celui ou celle qui la trouvera,
détachera la fameuse plume du non moins fameux oiseau pour m'écrire un mot,
qui me reviendra, ouvrira ma porte et ranimera la chandelle de mes rêves.
... quand je hurle ma peine, quand je hurle contre le viol des illusions,
et que ce voleur d'âme, tout en violence en douceur en intelligence,
m'incite à trouver un salut, à chercher et à trouver.
... quand je ne sais plus où aller,
mais que le souvenir du pavé froid de Venise vient réchauffer une ancienne magie,
une ancienne errance amoureuse, ou celui du dos rond et rouge d'Ayers Rock
se détachant à l'horizon d'un désert que je traverse comme on nargue la solitude.
... quand je dévisse la tête du Turc,
quand le facteur m'apporte une lettre du bouc-émissaire,
quand le bus en tête de ligne et rempli de têtes de linotte met en place sa tête de pont
au grand désarroi des tête-de-nœud,
quand tête de lecture et tête chercheuse tiennent tête aux fortes têtes à claques,
quand tête en l'air tutoie tête de série,
et quand enfin tête-à-tête tourne tête-bêche.
Jean-Pierre C.
Le bonheur c'est …
Un livre enchanteur
Un papier tombé du ciel
Un sourire échangé
Un tout petit souffle de joie qui grandit
Le bonheur c’est …
Le bonheur c’est quand je regarde autour de moi et que la vie sourit,
comme si un clin d’œil joyeux du destin me faisait prendre conscience des belles choses de la vie
et m’invitait à en profiter en oubliant ces anti-bonheurs qui gâchent tout,
ces petites choses qui agacent ou ces grands soucis qui paralysent.
Le bonheur c’est quand, derrière les nuages,
le désenchantement, se dessine l’horizon lumineux des jours meilleurs.
Le bonheur c’est comme un papillon sur l’épaule, une légèreté infinie,
une douceur chatoyante, un doux frisson.
Le bonheur c’est un sourire donné, un merci inattendu, une caresse sur la joue,
un enfant qui découvre et s’émerveille.
Le bonheur c’est souvent fugace, imprévu, surprenant.
C’est croiser ton regard et y retrouver la pétillance que j’aime,
c‘est sentir ta main sur mon épaule et me laisser envahir par sa douceur et son énergie.
Le bonheur c’est parfois aussi simple qu’un air de musique qui me pénètre, une belle lecture qui m’emporte.
Le bonheur c’est un bidule paradoxal qui nous tombe dessus sans crier gare :
alors, il faut savoir le saisir au vol, s’en imprégner, s’en nourrir, s’en souvenir.
Le bonheur c’est quand le téléphone sonne et que j’entends : « Maman ? c’est moi !»
Hélène A.
Le bonheur c'est …
Quand je mange des étoiles
Quand je m’amuse à dessiner des soleils sur ton cœur
Le bonheur c’est …
« une vague précise qui déferle sans raison »
Le salon lagon, le canapé dune, le tapis plage de sable fin,
le vent dehors chant de houle, le moindre objet coquillage
Chaque respiration comme le premier désir qui danse autour de mon corps
Chaque mal dedans à en hurler parce que pas comprendre
pourquoi moi, pourquoi ça, là, dans ma vie, chaque douleur balayée par un revers de marée berçante,
effacés dans de douces déferlantes de mousse iodée
Chaque ronronnement de chat berçant comme un ressac
Le bonheur c’est …
« Quand je montre un chemin à parcourir ensemble »
Quand au coude à coude, on avance, nos pas près de nos pas avec nous
Quand quelqu’un partir pour ne plus jamais être là et tout à coup, au détour d’un virage,
réaliser que son visage papillon nous accompagne pour toujours
Quand pas savoir quoi faire pour aller mieux et continuer à marcher quand même
parce qu’un sourire vous attend pour revivre
Le bonheur c’est …
« une vieille godasse éculée » qui raconte toute une histoire
La force pieds à pieds de gagner du terrain de joie contre les tristesses stagnantes
et malgré le cœur lourd le souvenir de ses propres jambes
quand l’équilibre trouvé sur le vélo pour la première fois
Le long voyage jusqu’à ton corps réel sans se fâcher des obstacles
Mes empreintes solitaires d’hier qui, au détour d’un hiver,
se sont soudain accompagnées des tiennes
Des traces de convictions gravées dans le sol jusqu’à dépasser l’impossible
en nous retrouvant enfin possiblement tout contre
Le bonheur c’est …
« quand je fais la révolution » à l’intérieur de moi
Quand je bouscule mes peurs et les insulte en les nommant « aventures »
Quand ta main sur ma main et accepter mon cœur qui bat dans tout mon corps
Quand la nuit nos peaux si près que nos âmes chantent
Quand, quand tout ébranle, bouleverse, tremble la paix
alors une calme respiration commune
qui rassure et guérit
Le bonheur c’est...
quand je transforme ailleurs seule en nous ici contre contre
mutuellement emmitouflés de nous deux
Quand je coupe nettement un son barbare pour n’écouter que la musique chantante de ta voix
Quand je décide chaque matin d’être heureuse quoi que tu décides
Quand je laisse "derrière" aux oubliettes des regrets
pour ne plus jouir que de l‘instant où nous sommes, sans penser,
déjà alors en train d’aller blottis, vers….
Anne Rp.
Le bonheur c'est …
Quand je pense à rien, un grand sourire aux lèvres
Ta petite main dans la mienne
Un joyeux bordel
Une histoire de chance à garder au chaud
Le bonheur, c’est …
Le bonheur, c’est un bonjour, un signe de la main.
Pas si simple quand le sport local consiste à regarder ses chaussures
dès qu’un regard risque d’en croiser un autre.
Parfois un étourdi se laisse aller.
Un moment d’inattention et alors que faire d’autre que répondre à un hochement de tête,
à un sourire que l’on n’a pas su éviter.
Avec la ferme intention, la prochaine fois, d’être plus vigilant
Le bonheur, c’est...
... de trouver des champignons.
J’en ai trouvé trois dans ma vie, des ceps, en deux matinées de recherche.
Pas les bons coins sans doute.
Depuis, j’ai souvent entendu des promesses du genre « je te les montrerai ».
Autant attendre l’arlésienne. Dommage, c’est un tel plaisir de chercher, d’espérer.
Le temps passe délicieusement, ici et maintenant, une forme de méditation.
Le bonheur, c’est...
... de découvrir un bon vin à petit prix.
Un peu comme un cep au détour d’un chemin, bien caché au pied d’un arbre.
La modestie du prix est une condition essentielle.
A partir d’un certain prix, ça devient trop facile. Dénicher, c’est le mot.
Et puis quelle fierté de montrer comme on est malin. Pour toutes les fois où on ne l’a pas été.
Le bonheur, c’est...
... écouter de la musique.
Fermer les yeux, ne rien faire d’autre, s’oublier.
Ou encore s’agiter autour d’une bonne recette de cuisine,
dans l’enthousiasme d’une musique de rêve.
Je ne sais pas ce que c’est que le bonheur, mais ce dont je suis sûr,
c’est que ce n’est pas penser à Fernande.
Parce que Fernande n’a jamais suscité chez moi la moindre réaction, aussi modeste soit-elle,
et surtout parce que je n’ai jamais connu la moindre Fernande dans ma vie.
Philippe A.
Le bonheur c'est …
Un jour oublié
Un jour pétillant
Un ami qui m’appelle et je me lève
Le bonheur, c'est ...
... un cahier poreux dans lequel on plonge sa tête et les idées s'y collent,
comme ça, naturellement,
comme une éponge absorberait l'essence d'une création.
Ils m’énervent. Putain, ils m'énervent !
Avec leurs discours foireux, leurs distanciations nébuleuses, jamais rien de concret.
Les poches qui dégueulent de profits crasseux, ça se prend au sérieux,
ça se prétend mieux que tout le monde, ça s'écoute parler,
ça se gargarise de suprématie nauséabonde.
J'ai envie de leur enfoncer la tête dans le bitume, leur éclater les genoux à coups de balai,
de liquéfier leurs principes dans un bain d'acide,
de me soulager les cordes vocales dans un mégaphone braqué sur leur incapacité à entendre.
Mon poing dans leurs gueules, simplement mon poing dans leurs gueules.
Le bonheur, c'est une grande paire de claques.
Tout est prêt. Les enfants sont lavés, nourris, contés, chantés, couchés.
La vaisselle est faite, le linge est rangé, la maison nettoyée, les factures réglées,
le dîner préparé, la table dressée, la musique envoyée, les chandelles allumées…
Tout est prêt.
Le bonheur, c'est quand je suis en retard !
Tu m'as donné ton sourire
Je t'ai donné ma main.
Tu m'as donné tes désirs
Je t'ai donné demain.
On s'est donné naissance
On a donné naissance.
On se donne l'avenir.
Les projets à venir,
On donne pour qu'ils grandissent.
Les enfants s'épanouissent.
On se tiendra la main
Quand ils feront chemin.
On se passera le pain
Quand on sera ancien.
Et j'espère pouvoir dire
Dans un dernier soupir
Le bonheur avec toi
C'est quand je meurs de toi.
Prune C.
Le bonheur c'est …
Un bidule paradoxal ;-)
Le bonheur c'est …
Quand je pense à rien, un grand sourire aux lèvres
Ta petite main dans la mienne
Un joyeux bordel
...
Une histoire de chance à garder au chaud
